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Des préliminaires à l’orgasme

Des préliminaires à l’orgasme :
les trois étapes du sexe

Le processus qui accompagne le couple des préliminaires à l’orgasme est maintenant bien connu. Les travaux de Masters et Johnson divisaient la réponse physiologique sexuelle en quatre parties : l’excitation, le plateau (stabilisation), l’orgasme et la résolution. Plus tard, le Dr. Helen Kaplan-Singer intégra la notion du désir psychologique à l’étude du coït.

On s’accorde aujourd’hui à considérer trois phases dans la relation sexuelle : le désir, l’excitation et l’orgasme.

Des préliminaires à l'orgasme

Le désir est une évidence quand on est jeune et que les hormones produisent à fond ! Les garçons et les filles ne peuvent pas s’en empêcher : ils ne pensent qu’à ça.

On fantasme sur tout ce qu’on aimerait faire ou sur tout ce qu’on n’osera peut-être jamais faire… On est prêt à se jeter dans le plaisir dès qu’une occasion se présente.

Quand finalement nous nous retrouvons dans les bras d’une personne qui nous plaît, notre désir tourne en excitation. Le corps réagit alors avec un afflux sanguin qui gonflent certaines parties de notre anatomie. Mais ça, vous avez déjà pu le remarquer !

Ce sont surtout les organes génitaux et les mamelons qui sont concernés. Le pénis se gorge de sang, s’allonge et durcit. Chez la fille le gonflement des parois vaginales provoque le suintement du fluide lubrifiant.

Autrement dit, le gars se retrouve avec le piquet, la fille avec la culotte trempée et les tétons qui pointent sous le tee-shirt.

Mais ce n’est pas tout. Avec l’excitation, les lèvres, les lobes des oreilles et l’anus deviennent aussi plus sensibles, comme d’autres parties du corps qui offrent de multiples possibilités de plaisir partagé.

Des préliminaires à l’orgasme

Les zones érogènes vont être sollicitées pour explorer le corps de l’autre et faire durer le plaisir lors des préliminaires.

Ainsi, on pourra s’attarder avec délice, en plus des parties déjà citées, sur le cou, le ventre, les fesses, l’intérieur des cuisses, l’arrière des genoux et les pieds. Mais certaines personnes révéleront encore d’autres parties ultra-sensibles.

Les phases de désir et d’excitation peuvent être très intenses et permettent de faire durer longuement les préliminaires. Ensuite, le plaisir de la pénétration est censé culminer en un orgasme partagé.

Dans notre culture, l’orgasme est traditionnellement associé à la pénétration. Le réflexe procréateur en est sans doute la principale raison, mais j’y vois aussi le signe d’un désir de se sentir profondément en lien.

C’est tout de même dans cette jonction des sexes que les amants expriment leur plus belle nature, c’est là que se révèle pleinement la complémentarité des genres féminin et masculin.

Bien que d’autres pratiques puissent aboutir à l’orgasme, le coït reste pour beaucoup de couples le moyen privilégié pour l’atteindre ensemble.

Physiologie de l’orgasme

Physiquement, l’orgasme se manifeste en contractions musculaires incontrôlées dans la région des organes génitaux. Cette vague de plaisir aboutit à l’éjaculation chez le garçon tandis que les contractions fortes et rythmées de la fille lui donnent un plaisir intense au niveau des muscles pelviens.

Bon, la théorie c’est bien joli, mais chaque personne étant unique, nous devons tous découvrir nos propres fonctionnements et nos préférences.

On peut être plus ou moins sensible aux approches érotiques qui suscitent le désir, plus ou moins émus par les voluptés des préliminaires, mais l’expérience sexuelle à deux suit toujours le même schéma pour atteindre le même but.

On s’embrasse, on se mets à nu, on se caresse et s’excite de mille manières jusqu’à l’emboîtement qui mène à l’extase des sens.

Si vous ne vous reconnaissez pas tout à fait dans la description de ce processus, ne vous inquiétez pas, vous êtes aussi parfaitement normal. Vous trouvez juste votre normalité un peu autrement, c’est tout.

En matière de sexualité, la norme c’est soi-même, ce qu’on ressent, qui plaît et qui est attirant.

L’orgasme vaginal se fait attendre

Cette complémentarité des genres, des sexes, des corps et de leurs émois n’est pas toujours évidente à percevoir lorsqu’on est jeune. Chez la jeune fille, l’orgasme est plutôt clitoridien et le reste parfois longtemps. Les plaisirs du coït seront pour elle plus psychologiques que physiques.

Ce n’est qu’avec l’expérience que la femme peut développer ses perceptions vaginales au point d’y trouver son orgasme. Pour cela, il lui faudra du temps et aussi trouver un partenaire suffisamment patient, endurant et habile…

Mais la jeunesse n’est pas spécialement synonyme de patience, d’endurance et d’habileté, ce qui est d’ailleurs très bien ainsi. Avoir un petit copain exalté, même s’il est (trop) rapide, est aussi une expérience sexuelle délicieuse et enrichissante.

Si l’orgasme vaginal éprouvé durant le coït réserve ses saveurs aux amants plus mûrs et expérimentés, l’orgasme féminin, en attendant, a d’autres atouts à faire valoir. Les charmes et le pouvoir d’attraction de la femme donnent à celle-ci de multiples occasions d’apprivoiser et de développer son orgasme.

À chaque stade de la vie, la sexualité offre des délices différents, s’orientant vers toujours plus de sensualité et de raffinement. Un peu comme si la jeunesse était les préliminaires d’un âge plus voluptueux où l’orgasme serait plus complet, plus évident et naturel.

Des préliminaires à l’orgasme, les couples se délectent de leur plaisir sans se rendre vraiment compte que c’est également ainsi qu’ils traversent la vie.

Et pour vous, c’est comment ? Laissez un commentaire pour nous donner vos astuces afin d’atteindre l’orgasme.

N’attendez pas le bonheur, créez-le !

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Glossaire sexe & amour : lettre D

Glossaire sexe & amour : lettre D

De débander à double pénétration, en passant par désir… découvrez tous les termes en D concernant le sexe et l’amour.

Le Glossaire sexe & amour sur erotic-attitude présente les mots techniques, crus ou tendres, qui peuplent notre univers érotique et sexuel. En découvrant la définition de ces mots on s’offre aussi la possibilité d’aborder certains aspects de la sexualité avec plus de liberté.

Les mots du sexe et de l’amour accompagnent parfois nos fantasmes et parfois nos ébats les plus délicieux. Le couple complice saura les utiliser dans des confidences aussi épicées que savoureuses.

Débander, Double pénétration, Désir

Darder : En sexualité, le verbe darder est employé pour signifier l’érection du téton ou du clitoris. On l’utilise plus rarement pour parler de l’érection du pénis.

Darkroom : Aussi appelée Backroom, c’est la pièce sombre où toutes les options sexuelles sont possibles à l’arrière de certains clubs branchés.

Débander : Débander signifie perdre son érection. Alors que c’est tout à fait normal et naturel après l’éjaculation, le fait de débander peut être très mal vécu lorsque cela se produit avant. Le phénomène est alors assimilé à un manque de virilité, voire à de l’impuissance.

Diverses raisons psychologiques peuvent provoquer une réduction de l’excitation qui amène à débander. Il peut s’agir de fatigue, de soucis ou d’autres troubles touchant l’homme, mais cela peut aussi être l’effet de conflits plus ou moins déniés à l’intérieur de la relation.

Si le fait de débander est occasionnel, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Mais si le phénomène persiste, il y a sans doute un problème sous-jacent à mettre à jour. Les thérapies que je propose peuvent vous aider à éviter de débander.

Décalotter : Action de découvrir le gland du pénis en ramenant le prépuce vers l’arrière. Au tout début de l’excitation, ce geste peut demander un peu de douceur, mais après deux ou trois mouvements successifs, la peau qui recouvre le gland est suffisamment assouplie pour apprécier les assauts vigoureux.

Déflorer : Acte sexuel par lequel un homme fait perdre sa virginité à une femme. Le terme implique généralement la rupture de l’hymen, cette membrane qui obstrue le vagin des vierges. Déflorer une jeune femme est un acte d’initiation qui devrait être l’objet de la plus grande et de la plus tendre attention.

Demi-molle : Érection partielle du pénis. Lorsque l’excitation n’est pas assez intense, il est normal de bander mou. Ceci peut se produire sous l’effet de l’alcool ou de drogues, ou encore lorsque des doutes surgissent en rapport avec la partenaire ou la situation.

Durant un rapport sexuel qui dure longtemps, par exemple une demie heure ou plus, l’excitation peut fluctuer et le pénis alterner entre une érection ferme et demi-molle. Les adeptes du Tantra se servent de ces fluctuations pour faire durer le plaisir très longtemps avant de s’élancer vers l’extase.

Déniaiser : Faire perdre sa virginité à un jeune homme ou à une jeune fille. Le terme est un peu péjoratif et laisse entendre un apprentissage conduit par une personne plus expérimentée. Cette initiation pourrait même être un peu forcée. Voir aussi dépucelage.

Dépendant : État psychologique de soumission affective touchant plus ou moins tous les amoureux. La dépendance affective et amoureuse est le propre des idéalistes fleur-bleues, alors que la co-dépendance marque les romantiques.

À partir de ces constructions mentales, certaines personnes peuvent se retrouver en dépendance sexuelle, surtout si le/la partenaire leur offre un plaisir charnel intense et complet, inconnu jusque là.

Dépucelage : Première expérience sexuelle complète, avec pénétration, qui amène les filles ou les garçons à perdre leur virginité. Le dépucelage est une étape importante de la vie qui marque le passage de l’enfance à l’état adulte.

Désir : Le désir sexuel est la réponse physiologique à une pulsion inconsciente. Cette pulsion est provoquée par les hormones ou par le besoin psychologique de se sentir en lien avec l’autre.

Le mécanisme du désir est extrêmement complexe et varie au fil de l’existence. Si les hormones sont très puissantes pour générer le désir chez les jeunes, c’est plutôt l’attrait du bien-être et de la complicité qui active le désir chez les amants plus mûrs.

Le désir sexuel répond à des critères inconscients très personnels et n’est pas forcément lié à des sentiments affectifs. Le corps exprime simplement une attirance et un besoin de plaisir charnel. Alors qu’il n’y a pas besoin d’aimer une personne pour la désirer, il est par contre nécessaire de cultiver le désir avec la personne qu’on aime. Parce que le désir est un des fondements de l’amour.

Détumescence : Période durant laquelle un organe érectile reprend sa forme initiale et ordinaire. On dit qu’il retrouve son état de flaccidité (état flasque).

Dévirginiser : Un autre synonyme pour signifier la perte de la virginité des garçons ou des filles. C’est fou ce qu’il y a comme mots pour nommer ce passage de l’enfant à l’adulte. Une véritable obsession culturelle !

Dilatation : État d’élargissement, naturel ou provoqué, d’un orifice sexuel. Ce sont en particulier le vagin ou l’anus qui sont amenés à se dilater pour permettre la pénétration. Les lubrifiants peuvent aider en cas de difficulté, mais c’est surtout la relaxation produite par le bien-être qui assure l’élargissement nécessaire à l’introduction.

Dans certaines pratiques extrêmes, des dilatations très élargies sont produites à grand renfort de lubrifiant en vue de pénétrations avec des objets surdimensionnés. Le fisting, ou fist fucking, consiste à introduire dans le vagin ou dans l’anus la main entière, ce qui nécessite une forte dilatation.

Dildo : C’est le nom chic pour godemiché, objet de forme phallique ou tout au moins allongé à usage de masturbation vaginale. À priori le dildo est inerte, contrairement au vibromasseur. Mais dans ce domaine, les appellations ont tendance à se mélanger.

Doigtage : Geste qui consiste à introduire un doigt dans le vagin ou l’anus pour le stimuler. C’est par le doigtage du vagin, sur la face antérieure, que l’on peut le plus facilement stimuler le point G.

Doigter : Action de stimuler un orifice sexuel, au niveau de son entrée ou de ses parois intérieures. Alors que le vagin est auto-lubrifiant, l’anus requière l’utilisation d’un produit complémentaire ou tout au moins un apport de salive.

Domination : Pratique sexuelle dans laquelle une personne exerce un pouvoir de dominant sur un ou plusieurs « soumis ». Dans ces jeux sexuels, le dominé tire son plaisir à se soumettre aux ordres de son maître et à assouvir tous ces désirs.

Donjon : Pour les adeptes du sadomasochisme, le donjon est une pièce aménagée en lieu de torture réservé à la domination et à la soumission. Les jeux qui s’y déroulent font appel à des accessoires classiques, comme la croix en X dite de St.André, les chaînes au mur, la table et la chaise de torture, fouets, menottes, bâillon, etc.

Dopamine : Hormone agissant comme neurotransmetteur, sécrétée par l’organisme durant les premiers mois d’une relation amoureuse. La dopamine fournit de l’adrénaline et de la noradrénaline en quantité, mettant les amants dans un état euphorique de désir constant. Du coup, ils baisent sans relâche et avec avidité, sans croire un instant que cela puisse se calmer.

Double pénétration : Assez rare dans la vraie vie, la double pénétration est un fantasme courant véhiculé par la pornographie. La double pénétration consiste à introduire deux pénis dans le vagin ou dans l’anus, ou simultanément un pénis dans le vagin et un autre dans l’anus.

La double pénétration n’est possible que dans certaines positions et implique que les deux hommes qui pénètrent synchronisent leurs mouvements. Pour expérimenter cela en couple sans inviter une tierce personne dans son lit, le second pénis peut être remplacé par un godemiché. L’expérience sera plus accessible tout en satisfaisant le fantasme.

Douches sexuelles : Pratiques dans lesquelles un sujet est aspergé par les émissions d’une ou plusieurs autres personnes. La douche blanche est une pluie de sperme. La douche dorée est une pluie d’urine. La douche brune implique la défécation. On trouve encore les douches de salive et celle de régurgitation… (bon appétit!)

Droit de cuissage : Coutume légendaire qui donnait à un seigneur le droit de copuler avec la femme d’un de ses sujets. Ce droit était pourtant limité à la première nuit des noces du vassal.

Dysérection : Trouble érectile à caractère récurrent. Des médicaments très à la mode offrent une solution de choc à ce problème. Mais les thérapies que je pratique, telles que l’hypnose, permettent d’améliorer, voire de régler la question de manière plus profonde, rendant ainsi à la personne toute son autonomie. Et de plus, sans effets secondaires.

Dysmorphobie : Dite aussi dysmorphophobie, c’est la crainte obsessionnelle d’imperfection de son propre corps. Notre époque moderne, avec sa profusion de technologies visuelles et son élitisme individualiste, met de plus en plus l’accent sur l’apparence. La comparaison avec des idoles retouchées sur logiciel informatique a tendance à accentuer les complexes imaginaires.

Dyspareunie : Douleurs ressenties par la femme durant les rapports sexuels. Souvent provoquée par une sécheresse vaginale, la dyspareunie peut aussi faire suite à un viol ou autre traumatisme sexuel. Dans un tel cas, seul un travail thérapeutique peut en venir à bout.

À suivre dans un mois avec la lettre E

ébats – échangisme – effleurage – éjaculation – éjaculation faciale – éjaculation précoce – éjaculer – embrasser – enculer – enculade – éonisme – épectase – épilation – érection – érotisme – érotographie – érotomanie – esclavagisme – étalon – étreinte – eunuque – excitation – exhibitionnisme – exotisme – extase –

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De débander à double pénétration, en passant par désir… vous savez maintenant tout de la lettre D en amour et en sexualité.

Ces définitions vous ont éclairé, dérangé ou amusé ? Partagez avec nous vos ressentis ou vos expériences. Donnez votre avis dans les commentaires ci-dessous.

N’attendez pas le bonheur, créez-le !

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Pour tout savoir sur les mots du sexe et de l’amour :

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L’intelligence érotique

L’intelligence érotique

« Pourquoi le sexe et l’érotisme finissent-ils par s’éteindre, même dans les plus grandes histoires d’amour ? Comment concilier la flamme passionnée du désir et le confort rassurant du foyer ? »

Secrets des couples qui durent

« L’intelligence érotique » est un ouvrage issu de l’expérience d’une thérapeute chevronnée qui a accompagné des centaines de couples, hétérosexuels, homosexuels, avec ou sans enfants et de tous les âges.

L'intelligence érotiqueMon évaluation :
5/5

Alors qu’aujourd’hui chacun de nous est libre d’avoir autant de relations sexuelles qu’il veut, il semble que nous n’en ayons plus vraiment envie…

Esther Perel est pourtant convaincue que le déclin du désir amoureux n’est pas une fatalité. Elle livre ici une analyse révolutionnaire de ce phénomène qui accompagne le couple moderne.

Dans ce livre étonnant, l’auteur se détourne des raisons habituellement invoquées, comme le stress et les problèmes de communication.

Elle se focalise sur le besoin de fusion et de sécurité du couple, deux notions qui s’avèrent finalement aller à l’encontre du désir.

Il s’agit donc, selon elle, d’abandonner les idéaux égalitaires et autres attentes affectives pour retrouver la passion qui anime les amants. Cette passion ne peut subsister et s’épanouir qu’en cultivant la distance au sein du couple et en explorant une sexualité toujours plus libérée.

Le jeu et l’imagination sont essentiels pour réintroduire du risque dans la sécurité, afin de retrouver cette folle poésie qui a cimenté tant de couples à leurs débuts.

Voilà une vision inattendue et pas toujours politiquement correcte, mais qui s’impose avec une pertinence redoutable. Des principes à découvrir et à mettre en pratique sans attendre !

Esther Perel a grandi en Belgique, étudié en Israël et terminé sa formation aux États-Unis. Par son travail de clinicienne, d’enseignante et de consultante, elle s’est spécialisée en psychologie interculturelle avant de se consacrer à la thérapie conjugale. Elle vit aujourd’hui à New York, où elle exerce comme thérapeute du couple et de la famille.

Mon avis sur « L’intelligence érotique »

La lecture de « L’intelligence érotique » a marqué un tournant décisif dans ma compréhension du couple. Les enjeux relationnels y sont analysés tant sur le plan social qu’individuel, ce qui en donne une perception claire et complète.

Mais c’est surtout en replaçant le désir dans son contexte le plus pur, qui est aussi le plus brut, que l’auteure m’a éclairé. Loin de se borner à donner quelques trucs et astuces pour booster son érotisme, cet ouvrage met en lumière les principes même qui régissent le désir.

Fort de cette compréhension, étayée par de nombreuses études de cas et témoignages, on peut réveiller la pulsion originelle, celle qui donne vie à la passion amoureuse.

« L’intelligence érotique » est un ouvrage qui réunit deux qualités essentielles à mes yeux pour avancer dans la vie : la pertinence et l’audace.

Esther Perel nous invite à explorer nos fonctionnements amoureux en toute lucidité pour pouvoir encore mieux les dépasser.

Contenu du livre

Nous avons tous un besoin fondamental de sécurité qui nous pousse à privilégier les relations stables. Mais nous avons tout autant besoin d’aventure et d’excitation.

Susciter le désir et l’érotisme chez la personne dont nous attendons confort et sécurité n’est pas facile. Heureusement, cela n’est pas non plus impossible.

Le besoin de sécurité sabote l’érotisme

Tout ce qui relève de l’attention, de la protection, et tout ce qui nourrit l’amour bloque souvent la spontanéité qui se trouve à la source même du plaisir érotique.

C’est pourquoi le développement de l’intimité s’accompagne généralement d’une baisse de désir. C’est la spontanéité des débuts qui s’érode.

En cherchant la sécurité à tout prix, beaucoup de couples confondent amour et fusion, ce qui est fatal pour la sexualité. Afin de maintenir l’élan vers l’autre, il doit y avoir une distance à franchir.

L’érotisme a besoin de séparation. Autrement dit, il se développe dans l’espace qui existe entre soi et l’autre. Pour communier avec l’être aimé, nous devons être capables de tolérer ce vide et la part d’incertitude qu’il suppose.

Comment réactiver cette incertitude quand on est dans une relation qui offre tout le confort de la stabilité ? Il suffit peut-être simplement d’abandonner l’illusion de la certitude.

Car en effet, malgré les apparences, l’autre ne nous appartient jamais, n’est jamais acquis, reste toujours libre de ses propres choix. En gardant cela en tête, nous pouvons sentir à quel point l’autre reste à conquérir… et le trouver ainsi diablement érotique.

Le désir et la logique n’ont rien de commun

Notre société est marquée par la volonté de réussite. Tout nous pousse à être performant et à atteindre des objectifs. Dans le domaine de la sexualité, les enquêtes sont légion pour nous rassurer (ou pas) sur la normalité de nos comportements.

Mais l’érotisme n’a rien à voir avec l’efficacité. Au contraire, il aime la flânerie et le gaspillage. Notre obsession pour l’efficacité nous empêche de voir l’espace érotique comme un intermède radieux propice aux délices qui permettent le plaisir partagé.

Parallèlement, nous sommes soumis à la tension entre morale et liberté, entre tabou et licence. On a de la peine à éprouver de l’amour pour son conjoint et, dans le même temps, à admettre son envie de le posséder juste pour le « baiser ».

Le désir érotique semble mener sa propre vie, en dehors de la logique et indépendamment de l’amour. C’est ce désir qui se trouve affiché sous forme de sexualité à peine masquée un peu partout sur les murs de nos villes.

Mais ne nous méprenons pas sur la déferlante d’images sexuelle véhiculée par les médias : elle ne relève pas hélas de comportements sexuels éclairés. Il s’agit plutôt d’exploiter commercialement les pulsions en soulignant la frustration liée à l’idée que le sexe est aussi sale qu’attrayant.

En lisant « L’intelligence érotique », nous découvrons que pour certains, la communion sexuelle n’a rien de sale. Au contraire, elle leur permet une fusion sacrée qui donne accès au divin.

Le cœur, le corps et l’âme font alors l’expérience profonde de l’affirmation de soi, avec et à travers l’autre. Ces amants-là transcendent la bataille séculaire entre le puritanisme et l’hédonisme.

De chair et de fantasmes

Les fantasmes ont longtemps traîné derrière eux des odeurs de souffre. Avec la psychologie moderne, on les considère aujourd’hui comme faisant partie intégrante de la sexualité.

Faut-il réaliser ses fantasmes ? Il est en tout cas certain qu’ils constituent une ressource créative précieuse.

Pourtant, ce qui nous excite est bien souvent contraire à l’image que nous préférerions donner de nous-même. Ici se trouve la source de notre honte et de notre culpabilité. Mais en apprivoisant cette énergie naturelle, nous prenons en main la responsabilité de notre potentiel érotique.

Le fantasme de l’infidélité est un des plus marquants. Parce que justement il entretient l’idée de distance dans le couple, la possibilité de se détacher et de jouir de sa vie propre. Cette simple idée pourrait suffire à éprouver une attirance renouvelée envers son conjoint, enrichie du coup de désirs plus audacieux.

Mais la plupart des couples considèrent que fonder un foyer compromet l’amour physique. Ils s’endorment érotiquement. C’est ainsi que nombre d’articles nous bombardent de conseils pour avoir une sexualité torride avec notre partenaire, comme si nous ne croyions pas que cela soit vraiment possible.

Il va falloir reconsidérer le « sérieux » de l’engagement pour pouvoir y réintégrer le jeu, la séduction, l’indécence et la transgression qui sont les attributs du désir. Il va falloir oser la luxure avec la personne qu’on aime pour rester (ou redevenir) amants entre conjoints.

Il va falloir recréer consciemment ce qui était spontané au début de la relation : l’exaltation de l’illicite et de l’inattendu. Oser le « X » pour ramener l’érotisme dans le couple…

Pourquoi vous devriez lire « L’intelligence érotique »

« L’intelligence érotique » est un livre d’une rare pertinence psychologie qui vous donnera une compréhension profonde de l’autre et de vous-même. Vous y trouverez les clés pour orienter votre propre univers érotique dans la direction qui vous convient.

Cette compréhension demandera bien sûr à être expérimentée et c’est cette mise en pratique que vous pourrez offrir à votre couple, ou si vous êtes seul/e aux personnes que vous rencontrerez.

L’épanouissement amoureux et sexuel ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’une création consciente qui suppose des connaissances. Vous pourrez acquérir celles-ci grâce à ce livre.

Ce qui peut vous aider ou vous perturber

Les nombreux témoignages et études de cas présentés dans ce livre permettent de faire le lien entre les principes énoncés et leur application. Ils sont d’une grande utilité pour imaginer comment de nouvelles idées peuvent être intégrées dans son quotidien.

Vous trouverez aussi des conseils pratiques pour pimenter votre vie intime et revivifier votre sexualité. Dans le contexte d’une compréhension globale sur les enjeux du couple, ces suggestions auront une portée inattendue.

Le seul point sur lequel vous pourriez vous trouver démuni, c’est l’aspect très psychologique de l’ouvrage. Si vous n’avez pas l’habitude de décortiquer les méandres de l’esprit humain, il se peut que cette lecture vous demande quelques efforts. Mais ceux-ci seront récompensés, croyez-moi.

N’attendez pas le bonheur, créez-le !

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« L’intelligence érotique »
par Esther Perel / éditions Robert Laffont

Mon évaluation :      5/5
Public cible :                débutant / affranchi / compétent / expert
Type de livre :             vrai livre papier, 315 pages
Prix :                                broché dès 20.50
Prix :                                poche               7.70

Pour commander directement :
L’intelligence érotique

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Chaque mois, je développe une autre idée pour entretenir la flamme dans le couple grâce aux rendez-vous de Valérie Roumanoff, qui recueille « Les secrets des couples qui durent ».

Macaron Secrets des couples qui durentRendez-vous avec les autres blogueurs pour découvrir leurs
« Secrets des couples qui durent »

Valérie du Blog  Droledemaman
Avec son article :  Comment accepter facilement les défauts de notre partenaire? (et les nôtres)

Anthony Paspa du blog  S’il suffisait d’aimer
Avec son article :  Mieux communiquer dans le couple (« Tu trouveras » – Natasha St Pier)

Eliane Hébert du Blog  Anti-cancer
Avec son article :  Êtes-vous prêts à devenir des âmes soeurs?

Aline Magnin du Blog  Vos rêves interprétés
Avec son article :  Poissons découpés

Alizée du Blog  Bonheur en Papillote
Avec son article :  Construire son couple

Natacha du Blog  7 at home
Avec son article :  Les filles, le sexe et les aprioris

L’intelligence érotique est celle des couples heureux !

Heureux en couple, c’est le sujet bateau !

Être heureux en couple, c’est pas si simple et c’est pas seulement au lit !

Pourquoi ? Parce que l’amour ne peut pas se satisfaire uniquement du plan physique. L’échange amoureux doit s’accompagner de la complicité de l’esprit et de l’élan du cœur. Et ça, ça se cultive !

Lorsqu’on est amoureux, on éprouve de la passion pour l’autre, de l’attirance et du désir. C’est un fait que le premier appel est celui du corps et c’est délicieux. Mais si on s’arrête à cela, on ne pourra y trouver que quelques sensations et émotions agréables avec toutes les chances qu’elles se transforment en possession, en dépendance et en jalousie.

Passion et désir

Si on veut être heureux en couple, c’est l’union des êtres qui doit être le but ultime et non les seuls plaisirs du corps. Car ceux-ci ne sont que les savoureux outils de l’échange entre les amants. C’est bien dans les délices charnels que les amoureux jettent un pont l’un vers l’autre, mais c’est au-delà de ces délices qu’ils se rencontrent vraiment.

La sexualité lie profondément les partenaires et c’est une chose merveilleuse dont je ne saurais trop faire l’éloge. Mais s’ils en restent là, elle les détruira. Parce que le rapport charnel, si séduisant et attirant qu’il soit, nous motive surtout à aimer et nous invite ainsi à développer la plus belle part de nous-même.

Là se trouve toute la subtilité de la relation sexuelle. Elle est à la fois la voie vers le bonheur et le piège des amoureux. Il faut savoir en jouir pour alimenter le couple et, en même temps, savoir s’en détacher pour laisser place à l’expression des deux identités qui le forment.

Être heureux en couple, c’est du boulot !

On ne peut être heureux avec l’autre si on n’est pas heureux avec soi. C’est donc avant tout par un travail personnel qu’il faut commencer. Parce que c’est avec soi qu’on passe 24 heures sur 24 et que c’est avec soi que doit avoir lieu la véritable rencontre.

Mais le truc génial, c’est que ce travail est passionnant, joyeux et excitant. Il se peut qu’il paraisse ardu de prime abord, mais dès qu’on a fait quelques pas, on y trouve un grand plaisir.

Quand on se rend compte qu’on est capable de s’aimer soi-même, on prend conscience de tout l’amour qu’on va pouvoir partager.

Chercher à se connaître soi-même, tenter de comprendre ce qui nous anime, ce qui nous a construit et les rêves qui nous motivent, c’est sans doute la plus belle quête et la plus passionnante activité que nous puissions avoir. Si l’autre est sur un chemin analogue, alors le couple ne cessera de s’enrichir.

Lorsque les amoureux s’efforcent de se rapprocher en tant que personnes distinctes, ils développent une écoute attentive et une attention soutenue l’un à l’autre. Ils s’émerveillent de leurs joies et ne craignent pas les remises en question. Ils restent prêts aux changements qui se présentent et se réjouissent de découvrir ensemble un amour toujours plus vaste.

Alors oui, être heureux en couple c’est du boulot. Cela demande une présence et une sincérité que l’on se plaît à cultiver pour pouvoir les offrir à la personne qu’on aime. Alors réfléchissez, lisez, faites-vous coacher… chacun sa manière. Peu importe qui on est et où on en est, l’essentiel c’est d’avancer.

Heureux en coupleFinalement on se rend compte que les délices charnels sont une partie seulement de l’échange merveilleux vécu dans le couple. À force de se rencontrer dans l’intime, on aime l’autre au-delà de son corps, on l’aime dans son entier. Si le corps de l’autre est hyper-excitant, c’est tant mieux, petits veinards ! Mais en réalité, plus on rencontre son partenaire en tant que personne et plus on va le trouver sexy. Parce que la voie du désir physique est ce qui nous relie profondément. On aime alors à la fois le contenu et le contenant, l’âme et le corps, on aime l’autre dans sa totalité.

Ça vaut largement tout le travail à accomplir.

Si vous l’avez manquée, voyez aussi la vidéo dans laquelle je parle du trésor que nous avons à partager dans le couple : « Être heureux en amour, ça se travaille. »

N’attendez pas le bonheur, créez-le !