On veut du plaisir sexuel

Certains descendent dans la rue pour revendiquer des améliorations politiques ou sociales, moi ce serait plutôt pour demander plus de plaisir dans la sexualité. Parce que je crois qu’une sexualité épanouie et une complicité de couple plus largement répandue aboutirait naturellement à un équilibre social. Pour moi, le couple qui sait construire son bonheur est le premier artisan d’un monde qui tourne rond.

écrire sur les trottoirs

Le plaisir sexuel est-il politiquement engagé ?

Nous avons tous besoin d’être reconnu, accueilli et respecté. Chacun d’entre nous est appelé à transmettre son amour à ses enfants, à son entourage et finalement au monde tout entier. C’est en premier lieu dans le couple, géniteur de la famille humaine, qu’il faut se sentir libre, désiré et aimé.

Alors oui, je dis que le sexe est politiquement important, fondamental et essentiel. C’est central pour le couple, comme pour l’humain dans son sens large. Je cois qu’il faut apprivoiser le plaisir sexuel, ou peut-être se laisser apprivoiser par lui, pour enfin réaliser la plus belle part de nous-même : celle qui nous permet d’aimer. On pourra toujours brandir les banderoles de nos belles intentions et scander des slogans humanistes. Tant qu’on n’aura pas réussi à se détendre dans la culotte on restera crispé et méfiant envers les autres.

En accueillant le plaisir jusque dans le corps, on touche à l’essence de la vie. Nos intentions et nos revendications, deviennent de plus en plus claires. Plus de conscience dans les actions, plus d’humanité dans les relations, plus de joie dans la vie… et plus de crème dans les mille-feuilles !

manifester pour l'amour

Plaisir sexuel ou épanouissement sexuel ?

Plaisir sexuel ne signifie pas forcément épanouissement de quoi que ce soit. On peut obtenir des plaisirs directement de nos pulsions et des réactions bio-chimiques de notre métabolisme. La réponse sexuelle à nos désirs provoque la jouissance, mais ne fait pas forcément de nous des hommes et des femmes épanouis.

Le plus souvent, la femme attend son orgasme et l’homme ne sait pas comment le lui donner. Lui, s’inquiète de la grandeur de son pénis et de ses performances. Elle, du pouvoir de séduction dont dépend sa sécurité. Les partenaires s’emboîtent hardiment, persuadés de leur désir et de leur amour, mais ils peinent pourtant à se rencontrer.

L’épanouissement amoureux se trouve précisément à mi-chemin entre la pulsion sexuelle et l’élan du cœur. Comme dans une recette subtile, il y faut les deux ingrédients savamment dosés. Et ce n’est pas tout ! Il faut aussi un certain nombre de connaissances, une certaine dose de conscience, un sens de la liberté et de l’audace.

Tout savoir sur une sexualité épanouie

Je vous ai préparé une surprise incroyable ! Je décidé de vous révéler mes astuces secrètes pour un plaisir sexuel particulièrement accru. Il s’agit d’une alliance entre plaisir charnel et plaisir mental. Une voie d’épanouissement qui a lieu dans la rencontre entre le corps et l’esprit.

« Les 7 secrets d’une sexualité épanouie » est un e-book GRATUIT. Et il le restera ! Parce que c’est ma contribution au monde. C’est le meilleur que je puisse livrer de moi-même et de mon expérience, sur ce qui constitue la base d’une sexualité épanouie.

Dans ce livre, je vous dévoile mes 7 secrets personnels, ceux que je pratique depuis des années pour être pleinement épanoui et réalisé dans mes échanges intimes avec les femmes. Ce sont les secrets qui me rendent heureux, avec moi-même et avec ma compagne.

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N’attendez pas le bonheur, créez-le !

 » Bon Noël érotique ! « 

Pourquoi un Noël érotique ?

Je me demande parfois quelle était la vie sexuelle de Jésus ? Personne n’en sait rien. Toutes traces ont été pudiquement couvertes sous le vernis craquelé d’une icône de perfection. Mais si Jésus faisait l’amour (avec Marie-Madeleine peut-être) on l’imagine volontiers libre de ses émotions et de ses mouvements. Le genre d’amant qui sait équilibrer l’âme et le corps, l’intensité du lien et l’exultation des sens.

regard complice

Quand nous étions enfants, Noël sentait les épices et les aiguilles de sapin. Le grand arbre pointu trônait dans le salon, paré de bougies et de boules scintillantes. À son pied : de mirobolants cadeaux au milieux desquels était placée bien en évidence la crèche et le petit Jésus de faïence. Ce Jésus énigmatique n’était pas le fils de Joseph nous disait-on, mais bien celui de Dieu, engendré par l’esprit-même du Tout-Puissant. Bonjour pour la libido du couple parental ! Mais on ne le comprenait pas encore…

Si Noël est bien la fête de la famille, alors elle devrait faire une place d’honneur au couple qui en est la source et à son énergie érotique. Sans couple et sans sexualité : pas de famille. L’exception qui confirme la règle, c’est cette Sainte Naissance que nous fêtons dans la nuit du 24 décembre.

La virginité de Marie

L’histoire de la virginité de Marie vient de saint Épiphane qui l’a proposée comme symbole de foi en 374. Elle a été ratifiée en tant que dogme par l’Église en l’an 553. Autant dire qu’on n’a pas demandé aux personnes concernées ce qu’elles en pensaient ! Ce mythe devait évidemment servir la cause de l’Église. Avec la virginité de Marie, Jésus n’était pas seulement d’essence divine, comme un demi-dieu à la Grecque, mais carrément le fils de Dieu, genre son incarnation sur terre. Et pourtant il était homme, nous dit-on. Joli tour de passe-passe pour embrouiller tout le monde et pour que chacun culpabilise : cet homme était génial et nous on est nul !

Finalement c’est assez confortable de voir la naissance de Jésus comme un miracle. Pourquoi devrions-nous suivre ses conseils et son exemple alors que, comme nous ne sommes pas des dieux, nous savons par avance que nous n’y arriveront pas ? Comment pourrions-nous atteindre son niveau de sagesse puisqu’il avait quelque chose que nous n’avons pas ? En fait on se sent un peu arnaqué. Forcément : c’est trop facile quand on est Dieu !

Eh bien moi, je dis que tout ça c’est des craques ! Jésus était un type comme vous et moi et j’imagine volontiers que Marie et Joseph se sont bien éclaté au lit quand ils l’ont conçu. Les enfants de l’amour démarrent toujours dans la vie avec un bon potentiel. Certes, il a atteint des sommets de sagesse. C’était un humain éclairé d’une grande conscience, comme il y en a parfois. Un mystique sans aucun doute qui a si bien perçu l’essence de la vie qu’il a pu la révéler aux autres.

Voir Jésus comme un des nôtres nous invite réellement à suivre ses pas pour réaliser le divin en nous. Mais ça, ce n’est pas ce que les religions souhaitent, parce que sinon on n’aurait plus besoin d’elles. Il faut donc sortir de l’image moraliste qu’on nous a montré de lui : un cliché aussi ennuyeux qu’irréaliste.

Spiritualité et érotisme

On ne m’ôtera pas de l’idée qu’un homme si sage devait être profondément joyeux et avait sans doute un sacré sens de l’humour pour transcender le monde dans lequel il était. Il vivait assurément avec intensité et je le vois bien jouir autant des plaisirs de sa vie terrestre que de son existence spirituelle.

« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et inversement » disait Hermès Trismégiste, un autre sage plus ancien encore. Une allusion peut-être à l’érection et à la débandade ?… Mais non, je rigole ! Relier les opposés pourrait bien être le boulot de l’humain, comme d’ailleurs de toute la création. Et il me semble que cela passe par l’amour, particulièrement par cet amour amoureux qui nous relie jusque dans la matière et jusque dans les corps.

Toutes les occasions sont bonnes pour rassembler les morceaux de l’univers et ça commence par le fait de se relier les uns aux autres. Réunir spiritualité et érotisme est à mon sens le défi le plus subtil que nous puissions relever. La naissance de Jésus de Nazareth, avec toutes les folles croyances qui y sont rattachées, nous offre l’opportunité de réfléchir au sens de l’amour, mais aussi au sens de la sexualité, du couple et de la famille.

noël sexyL’érotisme n’est donc pas absent des fêtes de Noël. Et pas seulement comme la cerise sur le gâteau réservée aux gourmands ! Je vois l’érotisme comme l’énergie qui nous lie d’un amour joyeux, comme une exaltation qui nous unit au plus profond de notre humanité. Et j’imagine l’ami Jésus sourire d’un regard bienveillant en observant la Mère Noël (ou peut-être est-ce sa fille) nous montrer la voie dans sa petite tenue rouge et sexy…

Un bon Noël érotique à tous !

E-book gratuit : « La vie à deux »

Je vous livre un scoop essentiel

Si vous voulez que votre couple dure longtemps, soyez heureux aujourd’hui !

Trop de couples se chamaillent et remettent leur bonheur à plus tard. Quand les finances seront meilleures, quand on aura une maison, quand on aura des enfants, quand les enfants seront grands, quand l’autre aura changé… Eh bien non ! C’est maintenant que ça se passe.

  • Pourquoi avons-nous toujours le choix et comment faire le bon ?

  • Comment garder son autonomie pour avoir toujours plus à partager ?

  • Quels sont les trois domaines à privilégier absolument pour un amour épanoui ?

  • Comment développer son humour et cultiver la joie des amoureux ?

Couverture Ebook - La vie à deux

« La vie à deux », quatrième volume de la Collection erotic-attitude, offre des pistes qui pourraient bien mener à l’harmonie du couple.

Dans cet ouvrage, je me suis penché sur la délicate question de l’engagement amoureux. Lorsqu’une histoire se met à durer, on finit par penser en terme d’avenir… et ça peut parfois faire peur. Surtout à nous les hommes, plus attachés que nos compagnes à notre sacro-sainte liberté ! Il est donc essentiel de bien comprendre de quoi est fait la relation pour pouvoir la mettre en perspective sur la durée.

Partager sa vie avec quelqu’un, c’est d’abord se confronter à la différence. Différence entre hommes et femmes bien sûr, mais surtout entre deux êtres humains qui possèdent chacun leur propre histoire et leurs propres valeurs. Le regard croisé de deux visions du monde peut être vécu comme une difficulté ou comme un enrichissement, selon qu’on arrive ou non à communiquer en profondeur.

De la faculté à écouter l’autre dépendra la possibilité d’être entendu à son tour. Comment s’y prendre, sur quoi porter son attention et quels effets en attendre ? Je vous dévoile tout cela et bien plus encore dans ce livre, véritable recueil des connaissances et expériences qui m’ont amené au bonheur dont je jouis aujourd’hui.

Demandez votre exemplaire, c’est gratuit pendant quelques temps. Cet e-book passera à la vente dès la sortie du prochain volume de la Collection erotic-attitude. Alors profitez-en, et commencez tout de suite à concrétiser ce que tout le monde souhaite : être heureux en amour.

Remplissez les champs suivant et je vous enverrai le PDF par courriel.

 

N’attendez pas le bonheur… Créez-le !

Non à l’amour SmartLove

Non à l’amour SmartLove

Dans le sillage du cybersexe, le SmartLove est un nouveau jouet pour prendre son pied chacun de son côté. Eh bien moi je dis NON à cette technologie et je vais vous expliquer pourquoi.

Le SmartLove est en réalité constitué de deux jouets : un dildo pour madame et un masturbateur pour monsieur, à connecter sur le réseau Wi-fi de son téléphone mobile pour une interaction en temps réel. Chaque appareil reproduit les stimulations de l’autre.

Les amants éloignés disposent ainsi d’un accessoire efficace pour « faire l’amour » à distance. La pub met en avant le plaisir partagé, l’excitation, les fantasmes multiples et l’amour de « l’Être aimé ».

On peut s’inscrire à un club pour s’exciter avec un/une inconnu/e, ou même en groupe. C’est tout une histoire, présenté sur une musique dynamico-romantique avec de belles photos, beau mec, jolie fille et gros cœur tracé dans le ciel !

Voilà de belles intentions. Mais à bien y réfléchir, on peut se demander si ces arguments ne sont pas un brin fallacieux.

N’utilise-t-on pas simplement les motivations du désir pour vendre un objet qui tend à creuser le fossé entre les amoureux ou encore à révéler nos frustrations ?

Plaisir Wi-Fi

S’exciter par téléphone et se branler ensemble à distance, moi je suis plutôt pour : ce peut être une jolie anecdote dans l’aventure du couple. Mais la stimulation manuelle pourrait suffire. Pourquoi devoir y ajouter un accessoire technologique ?

Bien sûr, les amateurs de nouveautés trouveront ça super marrant. Mais il faut tout de même garder à l’esprit que la sexualité ne peut être réduite à une simple réaction physiologique génitale, que c’est avant tout un échange humain qui implique tout le corps et l’ensemble de nos cinq sens. C’est pourquoi il vaut mieux privilégier le contact direct, que l’on soit à deux ou plus si entente…

Vers quoi allons-nous ?

Dès les débuts de la photographie, puis avec le cinéma, on a montré des scènes d’amour de plus en plus explicites, et ensuite de manière toujours plus excitante. Le téléphone rose a eu ses heures de gloire avant d’être remplacé par le cybersexe.

Ainsi les plaisirs solitaires sont passé de la visualisation imaginaire au voyeurisme réaliste. Aujourd’hui, on peut avoir du plaisir face à sa webcam, il faut juste protéger son clavier pour ne pas l’engluer…

Il existe désormais plein de façons de vivre sa sexualité de manière virtuelle. Hélas, ces moyens ne sont propre qu’à nous isoler. Certes, c’est une sexualité sans risque sanitaire, mais aussi sans implication, ce qui nous rend de plus en plus fragile, craintif et dépendant.

Discrètement, la technologie s’immisce dans nos rapports intimes. Elle tente de nous faire croire que le seul corps ne suffit plus, que le recours à des moyens auxiliaires de plus en plus sophistiqués est nécessaire à notre plaisir, à notre équilibre et à notre bonheur.

Ceci n’est pas anodin. Au final, on risque de déléguer son pouvoir à échanger simplement son amour dans le rapport charnel.

Sexe solitaire sur internet

Que cache le sexe technologique ?

L’intimité du couple est le dernier bastion de nos libertés. C’est le seul espace qui ne soit pas encore réglementé, contrôlé ou monnayé. Chaque couple fait l’amour comme il veut, quand il veut et à sa manière. C’est le seul plaisir gratuit, au sens qu’il est un échange consenti et pas encore taxé d’impôt.

Mais les tentatives commerciales menacent. Elles veulent créer le besoin en nous faisant croire qu’elles combleront nos manques et que nous ne pouvons pas subvenir à ceux-ci par nous-même.

Les machines à baiser existent déjà, redoutables paraît-il. À quand les combinaisons dermo-senso-tactiles qui reconstitueront des sensations oubliées ? À quand les instituts offrant des cabines hautement technologiques pour aller « rêver » que nous faisons l’amour comme si on y était ? Avec le/la partenaire idéal/e. Sans s’impliquer. Sans s’engager. Sans se toucher… Humain désincarné dans un monde aseptisé…

Les petits malins qui auront vu ça venir auront de quoi se faire « des couilles en or ». C’est cela qui est en route, je le crains. Le risque est grand que nous perdions tout contact avec la réalité, la beauté naturelle de notre monde et celle de notre corps.

L’amour requière la présence, l’écoute et le partage dans le contact des peaux. On peut survivre sans, mais alors c’est vivre sans amour.

Ce n’est pas particulièrement le SmartLove qui est en cause. Ce n’est qu’un jouet parmi tant d’autres et il a juste provoqué ma réflexion à ce sujet. Mais l’offensive commerciale est forte pour conquérir le marché potentiel de notre intimité.

On peut utiliser tous les jouets et toutes les technologies que l’on veut, il n’y a pas de problème avec ça. Mais gardons bien conscience qu’ils doivent rester les accessoires de notre propre créativité amoureuse.

Allez donc voir ce nouveau gadget et imaginez ce qu’il peut vous apporter… Mais réfléchissez aussi à ce dont il vous prive !

Rien ne remplacera jamais le potentiel humain, qui exprime la sensualité et aussi l’érotisme. Ce potentiel sera toujours au centre de nos actes, de nos partages et du contact des corps.

Nous devrions préserver cette aptitude au contact pour en cultiver la conscience et pour s’enthousiasmer à toujours la développer. Alors vraiment, l’amour SmartLove, très peu pour moi !

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Les positions du Kama Sutra (3/3)

Les positions du coït

Pour conclure cette courte série d’articles sur les positions sexuelles voyons encore quelques postures qui pourront être utiles aux amants. Je mijote un ouvrage complet sur la question qui paraîtra dans quelques mois parmi les titres de la Collection erotic-attitude, mais en attendant, voici de quoi s’inspirer un peu.

Les chevauchements

ChevauchementLes positions de chevauchement sont un groupe de postures qui renversent les rôles. La femme vient ici s’empaler sur le sexe de son amant, qui est couché sur le dos. Dans la position du cheval, elle enjambe son partenaire en posant les genoux de part et d’autre de ses hanches et en lui faisant face. En se couchant sur lui, elle exécute une position de missionnaire inversée. Elle peut aussi s’accroupir pour effectuer d’amples va et vient, ce qui est plus sportif. On appelle cela la position d’Andromaque. En s’asseyant carrément sur son homme avec les jambes en direction de sa tête, elle pourra opérer des mouvements circulaires très profonds.

Avec la position de l’amazone, la femme s’assoit de côté, sur une seule des cuisses de son partenaire. Cette variante permet d’explorer d’autres pressions sur les parois internes du vagin.

Dans le cheval renversé, la femme tourne le dos à son partenaire pour s’enfoncer sur son pénis. Si l’homme se relève alors, ils se retrouvent dans la position de l’union du papillon, assis tous deux et emboîtés l’un dans l’autre. Ici, la dame s’appuie sur son amant qui peut la caresser en l’enveloppant.

Les positions de chevauchement peuvent aussi être réalisée lorsque Monsieur est assis sur une chaise. Madame s’installera à califourchon face à lui pour une pénétration profonde ou s’assoira de dos sur ses cuisses. Cette dernière position était d’ailleurs utilisée par les amants du XVIIIe siècle pour s’empaler discrètement sous les robes amples et à l’insu de tous, confortablement installés sur les bancs des jardins publics et jetant innocemment du pain aux canards…

Dans l’union du lotus, les partenaires sont assis, imbriqués l’un dans l’autre. L’homme est assis en lotus, les pieds croisés et les genoux relevés. La femme prend place dans le creuset formé par les cuisses de son amant. Elle l’entoure de ses bras et de ses jambes. C’est elle qui imprime le mouvement, mais il peut l’aider en la tenant par les fesses. Dans cette position, les amoureux se font face et s’enlacent, tenant leurs colonnes vertébrales bien parallèles et verticales. C’est la position tantrique par excellence, celle qui symbolise l’union de l’amour et de la sagesse.

Les positions debout

Ces positions sont de loin les moins confortables, mais offrent la possibilité d’un rapport dans des espaces exigus, sous la douche, dans un ascenseur ou les toilettes d’un restaurant par exemple. Chez les amants passionnés, l’urgence du désir s’impose parfois avec une telle force que le Quickie (entendez petit coup rapide) est nécessaire. Messieurs, assurez-vous tout de même que l’excitation est partagée et que votre partenaire « mouille » suffisamment. Il ne s’agit pas de violer votre copine !

Madame lèvera sa jupe et se penchera en avant… floup ! Ou alors elle s’appuiera dos contre un mur en écartant un peu les jambes et en tendant son pubis. Si Monsieur est assez costaud, il pourra porter sa compagne en l’empoignant à la base des cuisses, ce qui a aussi pour effet d’écarter les chairs. Mais s’il est entravé par un pantalon rabaissé aux chevilles, attention à ne pas perdre l’équilibre… imaginez le Pa-ta-tra !

Particularités

Les amants peuvent aussi faire l’amour lorsque la dame est enceinte. Il suffit de choisir des positions qui ne compriment pas le ventre. La levrette, la position des cuillères et les positions de chevauchement sont parfaitement adaptées à ces heureuses circonstances.

Pour terminer, je signalerais qu’il existe dans le Kama Sutra un certain nombre de descriptions qui font état d’étonnantes positions acrobatiques. Faire l’amour suspendu à une branche d’arbre ou en marchant sur les mains se révélera impossible pour la plupart d’entre nous. Outre qu’il faut un corps super entraîné pour faire cela, on peut se demander à quoi ça rime. Si cela peut avoir un sens pour les yogis hindous, cela en a bien peu dans notre réalité quotidienne. Les amants sont parfois limités par leur condition physique, mais il le sont bien plus souvent par leur manque d’imagination. Les positions de l’amour nous invitent à développer notre créativité pour la mettre au service de l’épanouissement sexuel du couple.

Au final, la liberté de penser, d’agir et de ressentir s’avère nécessaire pour laisser fleurir le désir, pour cultiver l’érotisme et pour jouir d’un plaisir partagé. Le couple trouve alors son sens dans le bonheur charnel. Parce que c’est là que les amants manifestent pleinement les sentiments qui les lient.

Les positions du Kama Sutra (2/3)

Les positions du coït

kama-sutra templeIl s’agit des relations génitales, allant du frottement des sexes à la pénétration. Il y a de nombreuses postures possibles, mais on peut en dénombrer une vingtaine qui soient vraiment typiques. Pour arriver à 64 positions, le Kama Sutra fait varier légèrement certaines parties du corps ou intervenir des éléments environnants, voire d’autres partenaires. Je me contenterai ici de commenter les principales manières de s’emboîter.

Face à face

La position du missionnaire est la plus répandue en Occident. Elle offre de nombreux avantages, dont la possibilité de se regarder, de s’enlacer et de s’embrasser n’est pas des moindres. L’homme se tient face à sa compagne qui est couchée sur le dos. La femme garde ainsi une grande liberté de mouvement avec ses jambes et avec son bassin, ce qui lui permet de varier les angles de pénétration. Si elle est assez souple, elle mettra ses pieds sur les épaules de son partenaire, ce qui semble être le meilleur angle pour une stimulation du point G. L’homme a aussi de nombreuses possibilité de varier sa posture. Il peut se coucher sur elle, prendre appuis sur les bras, relever le torse pour caresser sa poitrine, modifier la position de ses jambes ou même s’accroupir.

Quand les amants sont collés serrés, il peuvent rouler d’un quart de tour sur le côté. Le couple se retrouve alors dans l’union de l’aigle, position qui réduit les mouvements, mais permet de se reposer un peu… avant d’autres galipettes !

Le bateau ivre est une variante de face à face où la femme couchée est prise par son partenaire debout à côté du lit. Il tient sa compagne par les cuisses ou par les fesses pour la soulever à bonne hauteur. Il peut aussi placer une pile de coussins sous son bassin. La position est assez instable et la dame n’a pas beaucoup de possibilité de mouvement. L’amant doit être puissant et la femme se laisser emporter.

Par l’arrière

Les amants aiment aussi quitter le face à face et son contact visuel. Le partenaire Yin, généralement la femme, présente son dos et sa croupe en signe d’offrande ou de soumission au partenaire Yang qui en prend possession. Les amants se focalisent ainsi sur un plaisir plus personnel et introverti, qui se réfère aux instincts primaires. Ces positions permettent l’affirmation de genre dans un rapport de puissance et de soumission très excitant qui favorise l’accès à un plaisir intense.

La position de la levrette est la plus naturelle et se retrouve très souvent dans le monde animal. Je sais, nous ne sommes pas des animaux… mais nous aimons aussi faire l’amour comme des bêtes ! Madame se présente donc à quatre pattes et Monsieur se poste derrière elle, en appuis sur un ou deux genoux, ou debout au bord du lit. Selon son plaisir, Madame peut écarter ou serrer les jambes, relever ou abaisser sa croupe pour varier la profondeur et l’angle de pénétration. Les mouvements peuvent être effectués par les deux partenaires, ce qui est propice à leur complicité.

En se déplaçant vers l’avant, la femme peut s’allonger à plat ventre, les jambes légèrement écartées. L’homme se couche sur elle pour exécuter la cigale sur une branche, position où la pénétration est peu profonde, mais stimule fortement l’entrée du vagin et le point G. L’homme se tient sur les bras, quant à Madame, elle peut se relaxer profondément.

Une rotation sur le côté amène le couple dans la position des cuillères, appelée aussi 99. En repliant ses jambes, Madame laisse plus d’espace à Monsieur pour l’accueillir, surtout si celui-ci éloigne son torse du dos de sa partenaire. C’est une position idéale pour faire l’amour au réveil, quand Madame est encore à moitié endormie et que Monsieur désire profiter de son érection matinale. Voilà de quoi commencer la journée en beauté !

Dans la position de la brouette, l’homme est debout et attrape les jambes de sa partenaire pour soulever son bassin et permettre la pénétration. Madame s’appuie sur les mains ou sur les coudes, à même le sol, sur une pile de coussins, au bord du lit ou sur un canapé. Elle peut replier ses jambes dans le dos de son amant pour aider à maintenir la posture.

De toutes les positions, celles qui offrent une posture de dos, comme la levrette, sont les mieux adaptées à la pénétration anale par les doigts, par le pénis ou par un objet. Chez certains amants, la sodomie est une variante naturelle de l’échange intime qui démontre leur confiance réciproque et leur complicité. C’est également une alternative en cas d’incapacité vaginale temporaire, comme l’herpès, ou permanente, tel le vaginisme. Certaines jeunes femmes se limitent à la sodomie pour préserver leur « virginité » jusqu’à leur mariage. La pénétration anale peut être très agréable. Il suffit que l’orifice soit bien préparé et détendu. Il faut simplement le masser longuement, se relaxer par de profondes respirations et utiliser un lubrifiant.

Dans la dernière partie, à paraître prochainement, nous verrons le chevauchement, les positions debout et quelques spécialités…

Les positions du Kama Sutra (1/3)

Couple heureuxSelon le Kama Sutra, la manière de faire l’amour est un art. Les 64 positions amoureuses que présente cet ouvrage sont issues du tantrisme, dont les transmissions orales remontent à la nuit des temps. À priori, le Kama Sutra est un manuel de conseils destinés aux amants désireux de s’épanouir ensemble. Mais pour l’adepte du tantrisme il présente carrément une suite de postures méditatives, véritable yoga du couple en quête d’expérience mystique. Le tantrisme est une des rares voies philosophiques qui n’oppose pas l’expérience charnelle à la spiritualité, mais l’utilise plutôt à cette fin.

En occident, on ne voit pas les pratiques sexuelles comme un tremplin vers l’extase mystique, mais simplement comme un moyen d’augmenter le plaisir charnel. Au final, il est probable que cela mène au même résultat, surtout quand le plaisir est partagé entre personnes qui s’aiment.

Faire l’amour est une expérience forte parce qu’elle implique tout notre être. En se prêtant le corps l’un à l’autre, on accède à la part profonde de nos identités respectives. C’est du sérieux, alors autant le savoir.

Mais l’importance d’un tel acte n’empêche pas de le faire de manière légère et savoureuse, d’y prendre plaisir en s’amusant et de profiter du désir et de l’érotisme auxquels nous convient les corps. Aimer profondément et s’éclater physiquement, c’est ce que suggère le Kama Sutra. Et il y a tant de manière de le faire…

À titre d’exemple, je prendrai volontairement le modèle hétérosexuel, mais il est évident que toutes les pratiques peuvent être transcrites dans le cadre de relations homosexuelles, masculines ou féminines.

Relations orales

Ici, les organes génitaux sont stimulés par la bouche, les lèvres ou la langue du partenaire. Les sensations délicieuses qui en résultent sont souvent utilisées pour s’exciter mutuellement avant la pénétration. Les pratiques orales sont très appréciées et offrent des plaisirs différents à celui qui « donne » et à celui qui « reçoit ».

Dans le cunnilingus, c’est la vulve et le clitoris de la femme qui sont caressés buccalement par le partenaire. Le clitoris est très riche en terminaisons nerveuses, ce qui le rend particulièrement sensible aux stimulations. À priori, il devrait être abordé avec douceur, puis stimulé longuement en augmentant très progressivement le rythme et la puissance des mouvements de langue. Mais chaque femme est différente et il est toujours bon de communiquer sur ses désirs.

Il existe beaucoup de façons de pratiquer le cunnilingus : couché, assis ou debout, par derrière penché en avant ou par devant penché en arrière, le partenaire étant lui-même à plat ventre, couché, à genoux, etc… Je détaillerai tout cela dans un prochain ouvrage, mais l’essentiel est d’opter pour une position qui permette de tenir un certain temps afin que la dame puisse laisser monter son désir, puis éclater son plaisir. En voici quelques exemples choisis.

Lorsque Madame s’offre sur le dos, jambes ouvertes, elle peut s’étendre sur le sol, dans un lit ou s’installer sur une table. Selon le cas, son partenaire se mettra à plat ventre, à genoux ou assis sur une chaise pour caler confortablement sa tête entre ses cuisses. De la position dépend aussi la liberté de mouvement que Monsieur peut avoir avec ses bras pour prodiguer des caresses.

Si Monsieur est étendu sur le dos, Madame pourra se positionner à califourchon sur son visage pour offrir sa vulve et exhiber sa poitrine triomphante. La vision en contre-plongée sur une paire de seins ballottant est très excitante pour lui. Dans cette position, c’est elle qui gère les mouvements et qui donnera de plus en plus de pression. Attention Madame à ne pas étouffer votre partenaire dans l’emportement, surtout si vous vous tenez dans l’autre sens, avec le nez de Monsieur entre vos fesses !

Pour les sportifs, voici une variante intéressante. Monsieur est debout ou à genoux et Madame se tient tête en bas avec ses jambes sur les épaules de son partenaire. Madame peut se présenter côté pile ou côté face. Si elle a les fesses dirigées vers le ciel, ce sera plus confortable pour elle ; quant à lui, il devra lui soulever le bassin pour accéder à sa vulve. Là, on économise une heure de salle de sport ! Si c’est le pubis qui est tourné contre en haut, la tension sur le ventre amplifiera les sensations de la dame. Mais dans les deux cas, l’afflux sanguin au cerveau lui donnera de nouvelles perceptions sensorielles.

La fellation aussi est un art qui nécessiterait un ouvrage entier. Mais pour le moment, en voici les principes généraux. Faire une pipe, comme on dit très souvent, c’est donner du plaisir avec la bouche au pénis et aux testicules de son partenaire. La fellation est souvent accompagnée d’une stimulation manuelle.

Le pénis en érection n’est pas un objet délicat et apprécie plutôt les mouvements vigoureux. Alors Mesdames, allez-y franchement ! Soyez gloutonne, mais prenez garde toutefois, quand vous gobez la pine de votre chéri, à ne pas utiliser vos dents. Le contact de celles-ci avec la peau sensible du gland est très désagréable.

N’hésitez pas à saliver abondamment et reproduisez avec votre bouche les effets que procurent la pénétration vaginale, à savoir un retroussement de la peau autour du pénis. La Pipe Royale est une fellation avec éjaculation dans la bouche. Ce peut être délicieux et très excitant, mais à réserver aux relations sûres et saines. Si vous n’êtes pas certaine que votre partenaire est cleen, ne prenez pas son sperme dans la bouche.

La proéminence du sexe masculin en fait un objet facile à attraper. Les positions de la fellation sont donc assez simples et évidentes : Monsieur couché sur le dos et Madame penchée sur ses effets ; Monsieur assis ou debout et Madame à genoux devant lui. Il n’y a même pas besoin de se déshabiller, on déboutonne et hop… englouti !

Le 69 est une particularité de la sexualité orale puisqu’elle combine le cunnilingus et la fellation simultanément. Monsieur lèche Madame pendant que Madame suce Monsieur. Il arrive parfois qu’on se trouve complètement enivré de ce double plaisir, ne sachant plus trop où se portent nos sensations dans le fait de recevoir et de donner en même temps. Un grand classique dont on ne se lasse pas !

La suite bientôt avec les positions du coït…

Bienheureux Kama Sutra

érotisme indienEst-ce par son exotisme ou par le fait de nos frustrations occidentales que le Kama Sutra continue inlassablement à nous faire rêver ? Il y a peu de livres aussi poussiéreux et aussi connus de par le monde. Pourtant, la plupart d’entre nous ne connaît pas grand chose à son sujet et presque personne ne l’a vraiment lu. On se contente de fantasmer sur son titre et sur les images qu’il évoque. Les gravures coquines orientales croisées ici ou là sont comme des icônes de bonheur sexuel. « Ah ! Le Kama Sutra ! » soupirons-nous avec un petit sourire béat.

Le message du Kama Sutra

Écrit en Inde vers le VIe siècle, le Kama Sutra nous présente une sorte de sagesse amoureuse et sexuelle. Mais dans ce livre volumineux, le chapitre réservé aux ébats charnels n’est qu’une petite partie du message. En fait, le Kama Sutra est un mode d’emploi pour les amoureux et traite autant de spiritualité que de comportements quotidiens et de bon sens relationnel. À l’époque, il donnait des conseils à l’aristocratie indienne pour accéder à une relation de couple harmonieuse à travers des modes de vie raffinés que les personnes cultivées se devait d’appliquer.

Toutes les possibilités sexuelles étaient alors reconnues comme naturelles. Les comportements qui seront jugés déviants par la suite faisaient partie intégrante de l’expression de la sexualité. Les femmes jouissaient d’une certaine liberté, l’homosexualité féminine et masculine était admise, comme aussi les rapports multiples et simultanés.

Le Kama Sutra aborde le désir et le plaisir sous toutes leurs formes, mettant en valeur la musique, la nourriture, les parfums, les bains, les massages… On y trouve les redoutables astuces de séduction des courtisanes qui, à l’image des Geishas, étaient de véritables œuvres d’art incarnées, danseuses et musiciennes. Elles étaient généreusement rémunérées, mais reversaient d’importantes parts de leurs gains sous forme d’offrandes lors de rites religieux.

Au fond, le message est sans doute profondément spirituel. Comme dans tous les anciens écrits indiens, le lecteur est invité à se laisser toucher par l’aspect métaphorique du contenu pour en percevoir la portée métaphysique : son propre lien avec le Divin. Pour les hindous, c’est de l’union du masculin et du féminin qu’a été créé l’univers. Faire l’amour pourrait ainsi être un moyen d’incarner le souffle divin. Kâma est d’ailleurs le nom indien du dieu de l’amour, l’équivalent d’Éros ou de Cupidon.

Les positions du coït

acrobatie sexuelleMais il faut dire qu’en occident, on s’en fout un peu de la culture des hindous, trop lointaine de par le temps et l’espace, bien qu’il y aurait sans doute de quoi en prendre de la graine… En fait, on s’intéresse surtout à leurs techniques sexuelles, à priori réputées universelles. Mais même dans cette partie qui aborde le rapport charnel, le Kama Sutra révèle l’importance de ne pas focaliser sur la pénétration et invite les amants à maîtriser les caresses, les baisers, les morsures et les griffures. Parce que si le livre décrit précisément les positions du coït, il ne s’arrête pas là. Il met aussi en valeur les attitudes créatives, propices au développement de l’imaginaire amoureux.

64 positions sont décrites avec soin dans le chapitre sur l’union charnelle. Des plus ordinaires aux plus farfelues, elles ont toutes un sens symbolique que l’on pourrait rattacher à une lecture de l’état psychologique des amants. Mais sans rentrer dans cette analyse freudienne, nous verrons dans un prochain article comment choisir les positions qui nous conviennent et comment en profiter pleinement.

Si le Kama Sutra est si populaire, c’est peut-être parce qu’il présente une vision simple et saine de la sexualité, une approche pratique de « la chose » que notre culture a rejeté pendant des siècles. En cela, le Kama Sutra et ses positions du coït apportent une libération aux corps érotiques et une réponse à l’épanouissement des amants.

 

 

Faut-il réaliser ses fantasmes ?

Faut-il réaliser ses fantasmes ?

Les fantasmes sont l’expression de l’imaginaire érotique et font partie intégrante de notre sexualité. Tout le monde a des fantasmes et les assume à sa manière, dans le secret de son for intérieur ou dans l’alcôve de son intimité.

Le fantasme du loup

Certains d’entre eux nous rendent joyeux, d’autres révèlent nos limites ou nos addictions, voire nous font carrément honte. Il faut dire que les idées coquines fusent sans crier gare et sans qu’on puisse y faire grand chose.

On se demande parfois si on est normal pour avoir des idées pareilles ! À l’heure du « tout est permis » et de la pornographie facile sur internet, il peut être difficile de s’y retrouver.

C’est normal, Docteur ?

Le fantasme est la réponse naturelle à un désir latent, stimulé par un état physiologique. Une poussée hormonale en est souvent la cause, mais les stimuli sexuels, si courants de nos sociétés modernes, titillent aussi nos pulsions.

Les cycles hormonaux sont très bien observables chez la femme, par la régularité de l’ovulation. Chez l’homme, ils sont plus discrets et aussi plus fréquents, générant un pic d’endorphines toutes les six minutes !

Ainsi, l’homme reçois son petit shoot de manière si rapprochée et habituelle qu’il ne s’en rend même pas compte. Il se croit juste un peu obsédé.

La nature a placé les pulsions dans notre cerveau reptilien. On peut s’en réjouir ou s’en plaindre, mais c’est ainsi et on n’a pas de contrôle sur ces instincts primaires. Toutefois, le fantasme se construit à un autre niveau, dans la partie limbique, siège de l’imaginaire, de la créativité et des émotions.

Dès lors, nos fantasmes transforment la pulsion brute en scénarios personnels, élaborés à partir de souvenirs inconscients. Ainsi, chacun est habité par des fantasmes qui lui sont propres.

À la physiologie s’ajoute les comportements, qui jouent un rôle clé dans la manifestation des fantasmes. La posture et le mouvement, ouverts sur le monde ou replié sur soi, influencent fortement la nature de notre imaginaire sexuel.

Aussi bien qu’il est tout à fait normal et naturel d’avoir des pensées libidineuses, il est bon de savoir que l’on peut orienter positivement ses pensées par le choix de sa posture et de son attitude érotique. En privilégiant une posture détendue et ouverte, on produit des fantasmes plus heureux.

Ange sexy

Alors, faut le faire ou pas ?

La fonction de toute pensée est de générer une action pour produire un résultat. Dans le cas du fantasme, le résultat est déjà atteint spontanément en interne, par l’excitation et parfois le plaisir qu’il procure.

Pour savoir s’il faut passer à l’acte ou non, s’il faut réaliser tel ou tel fantasme, il est nécessaire d’évaluer le résultat qui sera obtenu. Si le plaisir imaginé est introverti, égoïste ou nécessite de prendre pouvoir sur une victime, on admettra volontiers qu’il vaut mieux le garder pour soi.

Mais si l’imagination invente des jeux dans lesquels les amants pourraient tout deux échanger les délices de nouvelles expériences, même farfelues, je ne vois pas pourquoi il faudrait se retenir.

Il y a une grande différence entre une création érotique propice au plaisir et une obsession pathologique. Se laisser charmer à l’occasion par la culotte d’une petite fille ne fait pas de soi un pédophile. Le problème intervient quand ladite culotte revient obsessionnellement et qu’elle est nécessaire à l’excitation.

On a tous ses propres fantasmes et sa propre manière de les gérer. Tant qu’il n’y a pas de perdant, tout va bien.

Imaginer qu’on choppe la caissière entre deux poireaux sur son tapis roulant est tout à fait naturel, surtout si on la trouve jolie. Nous avons tous ce genre d’idées de temps en temps.

Sans dramatiser, on peut sourire à son propre érotisme et saluer les images amusantes qu’il provoque. Il ne tient qu’à soi d’utiliser cette énergie érotique pour rentrer d’urgence à la maison afin de faire l’amour avec son/sa partenaire.

Car les fantasmes ne sont pas faits pour sauter sur la première personne venue, mais servent plutôt à alimenter une créativité qui fait durer le désir pour la personne qu’on aime.

En matière de sexe, l’activité mentale est toujours prête à s’éveiller. Le couple libéré dans son érotisme saura s’en servir pour activer les leviers du désir et se nourrir d’aventures rocambolesques tout autant que de retrouvailles tendres.

En définitive, les amoureux trouveront toujours le plus grand plaisir à faire l’amour simplement en se liant par leurs corps et par leurs âmes. Ceux qui auront le talent de s’aimer ainsi profondément verront les fantasmes comme un outil précieux pour leur épanouissement.

Osez donc tout ce qui vous fait envie et osez-le avec amour.

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Le prince charmant et la découverte de soi

Premiers sourires de la rencontreComment accueillir un nouvel amour tel qu’il est et le recevoir avec tout l’inattendu de ce qu’il apporte ? Si on est prêt à accepter l’inconnu, on pourra s’enrichir l’un l’autre des visions respectives de chacun. Mais si on craint la remise en question, la relation risque de s’avérer difficile, pour ne pas dire carrément thérapeutique. Quoiqu’il en soit, il va falloir passer outre le plus grand des conditionnements romantiques.

Le mythe du prince charmant

Le fantasme du prince ou de la princesse qui comblerait nos attentes dans un bonheur perpétuel est le premier malentendu de la vie amoureuse. Les histoires à l’eau de rose font toujours recette et les chansons d’amour font fredonner les foules ! Une pléiade de contes de fée conditionne le cerveau de nos enfants et la publicité utilise les images de nos rêves inaccessibles.

Les couples mythiques se succèdent et se ressemblent : Ulysse et Pénélope, Roméo et Juliette, Ken et Barbie. Ou alors c’est une princesse solitaire qui attend son prince pour la sauver du dragon et l’éveiller d’un baiser ! C’est toujours la même histoire… Ridicule, ou juste irréel ?

L’idéal romantique est profondément ancré dans notre culture. On se laisse imprégner de cette image de perfection à tel point que l’on finit par considérer sa vie comme ratée si elle n’y ressemble pas. Nous sommes idéalistes, exigeant, intransigeant. Et nous en faisons les frais lorsque la relation nous confronte à la réalité du quotidien. Tôt ou tard nous nous rendons compte que notre prince n’est pas un héros, que notre princesse est une femme ordinaire. On peut se sentir floué, comme s’il y avait eu tromperie sur la marchandise. Ce désenchantement est perturbant et peut aller parfois jusqu’à remettre en question l’amour ressenti.

Réaliser l’équilibre

logo_taijiPeut-être devrions-nous adopter un autre point de vue sur cette image de couple idéalisé. Nous avons tendance à considérer le mythe amoureux comme la réussite sociale du couple. De toute évidence, ça ne marche pas toujours ! Peut-être devons-nous comprendre autre chose ? Et si ce couple parfait qu’on nous présente depuis si longtemps n’était pas un exemple social, mais la symbolique de l’union des énergies complémentaires qui se trouvent en chacun ? Une sorte de représentation occidentale du taiji, cette figure du yin et du yang interpénétrés.

Nous avons tous en nous le masculin et le féminin et c’est au plus profond de soi que se joue la rencontre des genres. L’histoire du prince, du dragon et du baiser, c’est à l’intérieur de soi qu’elle a lieu. Ainsi, faire l’amour pourrait être un acte initiatique qui révèle notre identité dans l’équilibre des forces. C’est cet équilibre que nous sommes invité à réaliser. Le couple en est la métaphore et nos histoires sentimentales nous permettent d’en faire l’expérience. Voilà pourquoi la rencontre amoureuse est une des plus formidables occasions de découverte de soi.

Un coach au service de l'amour