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La sexualité comme phénomène social

Portrait de VivékaVivéka, étudiante en journalisme au Québec, continue de questionner Philippe sur erotic-attitude. Sa troisième question amène à réfléchir sur la portée sociale de la sexualité.

Pourquoi avoir un intérêt si particulier pour la sexualité et l’érotisme?

Moi 2012La sexualité joue un rôle fondamental dans le couple. Les amants épanouis sur les plans sexuel et érotique y trouvent leur énergie et le sens à leur union. Ils se sentent ainsi à leur juste place, utiles et détendus. Un sentiment d’exaltation accompagne le bonheur qui est partagé dans l’intime. Ainsi, le rapport charnel devient le fondement de la joie du couple.

À l’opposé, les difficultés de se rejoindre dans l’échange sexuel, tout comme les désaccords sur le plan érotique, vont perturber les amoureux dans leurs sentiments. Ils peuvent alors se laisser envahir par le doute, le jugement et l’amertume. Une sexualité fade ou inexistante mène fatalement les amants à une déception qui peut aller jusqu’au rejet ou à la dépression.

La qualité du rapport sexuel va donc influencer plus ou moins positivement l’état psychique des partenaires. Cet état interne, qu’il soit harmonieux ou troublé, se propage à l’environnement, les enfants, la famille, les relations sociales. Le couple heureux partagera son bonheur autour de lui et les amants insatisfaits répandront leur tristesse. L’expression « mal baisé/e », qui qualifie une personne désagréable, illustre bien l’impact qu’une frustration sexuelle peut avoir sur l’environnement social.

Famille et société

Le fonctionnement de notre monde occidental, comme de la plupart des groupes humains sur la planète, est basée sur la famille. Perpétuer son nom et transmettre son patrimoine à ses enfants est le principal conditionnement qui motive le développement de l’humain. Sans descendance, nous pensons que la vie n’a pas de sens. La société toute entière repose donc sur la famille. À son tour, la famille repose sur le couple et enfin le couple sur la sexualité.

C’est ainsi qu’une sexualité heureuse ou au contraire brimée diffusera ses effets jusqu’à la société toute entière. Travailler pour une sexualité épanouie pourrait produire des changements profonds à grande échelle. En faisant l’hypothèse d’une humanité détendue dans la culotte, on peut imaginer un monde plus paisible, dégagé du stress de l’insécurité affective et de la reconnaissance sociale.

Une sexualité bien vécue donne un couple harmonieux qui transmettra son bonheur à ses enfants. Mais il faut savoir que les gens heureux éprouvent moins de manques et ne deviennent donc pas des consommateurs compulsifs. Ils sont plus autonomes et moins influençables par les médias et les pouvoirs en place. En réalité, les gens libres et heureux constituent une menace pour le système actuel de nos sociétés.

Family holding Earth planet

Une sexualité épanouie, ça n’a l’air de rien. Il semble que cela ne concerne que ce qui est partagé dans l’intime. Mais cela n’est pas pour rien que la sexualité est culturellement bridée, bafouée ou déniée. Car une sexualité épanouie pourrait bien changer le monde…

Alors… N’attendez pas le bonheur, créez-le !

Être ami avec ses parties génitales

L’histoire de se sentir bien avec ses parties génitales remonte à loin ! Quand nous étions bébé et que notre maman nous langeait, était-elle joyeuse et heureuse ou faisait-elle la grimace ? Était-elle à l’aise avec notre popotin ou se sentait-elle plutôt gênée ?

En tant que petits enfants, et en véritables éponges émotionnelles, nous avons intégré ces impressions !

Les parties génitales du couple

Reconsidérer ses parties génitales

Si notre mère considérait les parties génitales comme naturelles et saines ou, à l’inverse, si elle les voyait comme sales et honteuses, il est indéniable que nous l’avons senti et intégré en tant que vérité absolue. Je vous laisse imaginer l’héritage émotionnel à ce sujet !

Il ne s’agit pas de juger ce que nos parents nous ont légué : ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes. On peut toutefois prendre conscience que le rapport à son propre corps en est conditionné.

Par la suite, se sont ajoutées nos propres expériences sexuelles, avec leur lot de maladresses et d’incompréhensions face à nos partenaires.

Arrivé à l’âge adulte, on se pose des questions sur son genre, sur son corps et sur son sexe. Et on n’est pas toujours cool avec ça.

Suis-je un gentil gars, une bonne fille ? Suis-je normal ? Suis-je un bon coup ? Un grand nombre d’interrogations et de doutes vont nous motiver à rechercher qui nous sommes vraiment.

Pour peu qu’on soit d’accord de travailler sur soi, il devient possible de sortir des conditionnements de l’enfance et de choisir soi-même le regard que l’on porte sur son corps et sur son propre sexe.

Que l’on soit garçon ou fille, les particularités physiques des uns et des autres sont à la une des préoccupations tant qu’on n’a pas réussi à être à l’aise avec son corps. Pour cela, il faut apprendre à se connaître.

Mesurer son érection

L’obsession de la grosse bite a la vie dure ! Les hommes restent préoccupés par une question récurrente : mon sexe est-il assez gros pour épater les filles ? Avant de se prendre la tête avec la taille de son pénis sans savoir vraiment de quoi on parle, il faut le mesurer.

Allez, les gars ! Encouragez-vous et sortez le double-mètre pour en avoir le cœur net ! Si vous êtes en couple, profitez-en pour faire cette mesure avec votre compagne. Ce sera une excellente occasion de parler de vos ressentis et de vos préférences, comme d’améliorer votre connaissance l’un de l’autre. Faites-le avec malice, comme un jeu amoureux.

Voici la procédure : arrangez-vous pour obtenir une érection bien ferme, en position debout, et redressez le pénis s’il est arqué. Utilisez une règle rigide dont l’extrémité commence à zéro et appuyez-la juste au-dessus de la base de la verge, contre l’os pubien. Mesurez jusqu’à la pointe du gland.

Pour la circonférence, prenez un mètre souple de couturière et enroulez-le à l’endroit le plus large. Comme je l’indiquais dans mon dernier article, la taille moyenne du pénis en érection est de 15 cm de long et de 12,8 cm de circonférence.

La plupart des hommes seront rassurés d’être dans la norme et en même temps un peu déçu de ne pas la dépasser. Mais dans tous les cas, vous saurez au moins où vous situer.

Voulez-vous une astuce pour mettre en valeur votre pénis ? Taillez assez court vos poils pubiens et rasez ceux qui parsèment la bourse et la base de la verge. Votre sexe paraîtra tout de suite un peu plus grand !

Les diversités de la vulve

Il n’y a pas que le pénis qui obsède. Les femmes sont certes plus discrètes à ce sujet, mais elles se demandent également si leur propre sexe est normal.

Parties génitales féminines

Suis-je plutôt « moule » ou plutôt « abricot » ? Qu’est-ce qui plaît le mieux aux garçons ? Elles savent que les charmes de leur entrejambe font tourner la tête des hommes, mais peuvent aussi se prendre la leur (de tête) avec ça. Le caractère caché du sexe féminin a tendance à entretenir le mystère.

Charnue comme un fruit mûr ou ourlée à la manière d’un coquillage, l’entrée du vagin offre une grande diversité de forme, de couleur et de pilosité qui fait la particularité de chaque femme.

On peut toutefois distinguer deux groupes principaux de vulves : celles dont les grandes lèvres recouvrent presque entièrement l’orifice de leurs tissus charnus (la version « abricot ») et celles dont les petites lèvres sont saillantes à l’extérieur (la version « moule »).

Lors de l’excitation sexuelle, la vulve se gorge de sang, modifiant sa couleur. Le clitoris s’active en érections répétées qui le font tour à tour apparaître et disparaître. Les grandes lèvres se gonflent, augmentant jusqu’à deux ou trois fois leur volume initial, alors que les petites lèvres s’écartent pour préparer la pénétration.

La grandeur de la vulve est très variable et c’est uniquement l’ouverture de l’orifice qui peut avoir une incidence sur le plaisir sexuel. En étant plus serrée ou plus relâchée, elle va plus ou moins bien correspondre aux dimensions du pénis du partenaire.

Quand au vagin, sa profondeur se situe généralement entre 8 et 12 cm. Mais comme il est très élastique, il peut s’adapter sans douleur à des pénis plus grand pour autant qu’on prenne le temps nécessaire à sa dilatation.

La possibilité de tailler, raser ou épiler les poils pubiens donnent aux femmes l’occasion de mettre en valeur leurs parties génitales, voire d’affirmer leur identité sexuelle.

Depuis la version « forêt amazonienne » de la femme naturelle jusqu’à l’épilation complète en mode « petite fille », se décline toute une gamme de pilosité mise en forme avec plus ou moins de soin. En triangle, en ligne, en ticket de métro ou en forme de cœur, une variété qui ravira toujours l’amateur…

Chaque sexe est unique et tous les goûts sont dans la nature. Il faut juste trouver le ou la partenaire dont les attributs nous séduisent et à qui l’on plaît.

En aimant son propre sexe et en appréciant celui de l’autre, on s’offre la possibilité d’un échange tendre et joyeux. On s’accorde alors la complicité d’une vraie confidence charnelle.

Les parties génitales révèlent la particularité de l’individu dans le secret de son intimité. C’est là toute la merveille que les amants s’offrent et partagent.

N’attendez pas le bonheur, créez-le !

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Le prince charmant et la découverte de soi

Premiers sourires de la rencontreComment accueillir un nouvel amour tel qu’il est et le recevoir avec tout l’inattendu de ce qu’il apporte ? Si on est prêt à accepter l’inconnu, on pourra s’enrichir l’un l’autre des visions respectives de chacun. Mais si on craint la remise en question, la relation risque de s’avérer difficile, pour ne pas dire carrément thérapeutique. Quoiqu’il en soit, il va falloir passer outre le plus grand des conditionnements romantiques.

Le mythe du prince charmant

Le fantasme du prince ou de la princesse qui comblerait nos attentes dans un bonheur perpétuel est le premier malentendu de la vie amoureuse. Les histoires à l’eau de rose font toujours recette et les chansons d’amour font fredonner les foules ! Une pléiade de contes de fée conditionne le cerveau de nos enfants et la publicité utilise les images de nos rêves inaccessibles.

Les couples mythiques se succèdent et se ressemblent : Ulysse et Pénélope, Roméo et Juliette, Ken et Barbie. Ou alors c’est une princesse solitaire qui attend son prince pour la sauver du dragon et l’éveiller d’un baiser ! C’est toujours la même histoire… Ridicule, ou juste irréel ?

L’idéal romantique est profondément ancré dans notre culture. On se laisse imprégner de cette image de perfection à tel point que l’on finit par considérer sa vie comme ratée si elle n’y ressemble pas. Nous sommes idéalistes, exigeant, intransigeant. Et nous en faisons les frais lorsque la relation nous confronte à la réalité du quotidien. Tôt ou tard nous nous rendons compte que notre prince n’est pas un héros, que notre princesse est une femme ordinaire. On peut se sentir floué, comme s’il y avait eu tromperie sur la marchandise. Ce désenchantement est perturbant et peut aller parfois jusqu’à remettre en question l’amour ressenti.

Réaliser l’équilibre

logo_taijiPeut-être devrions-nous adopter un autre point de vue sur cette image de couple idéalisé. Nous avons tendance à considérer le mythe amoureux comme la réussite sociale du couple. De toute évidence, ça ne marche pas toujours ! Peut-être devons-nous comprendre autre chose ? Et si ce couple parfait qu’on nous présente depuis si longtemps n’était pas un exemple social, mais la symbolique de l’union des énergies complémentaires qui se trouvent en chacun ? Une sorte de représentation occidentale du taiji, cette figure du yin et du yang interpénétrés.

Nous avons tous en nous le masculin et le féminin et c’est au plus profond de soi que se joue la rencontre des genres. L’histoire du prince, du dragon et du baiser, c’est à l’intérieur de soi qu’elle a lieu. Ainsi, faire l’amour pourrait être un acte initiatique qui révèle notre identité dans l’équilibre des forces. C’est cet équilibre que nous sommes invité à réaliser. Le couple en est la métaphore et nos histoires sentimentales nous permettent d’en faire l’expérience. Voilà pourquoi la rencontre amoureuse est une des plus formidables occasions de découverte de soi.

Quoi faire quand elle dit : « pas ce soir chéri… j’ai la migraine ! »

La migraineLa plupart des hommes redoutent cette phrase qui les met mal à l’aise. Personnellement, j’ai toujours eu un doute quand une femme me disait cela. Cherchait-elle une excuse pour me tenir à distance ? Avait-elle besoin de préserver son espace vital ? Était-elle vraiment incommodée par une douleur ? De toutes les manières, il y avait une prise de tête et si ce n’était pas la sienne, ça allait devenir la mienne !

Maux de tête, maux de ventre ou fatigue profonde peuvent bien sûr se présenter de temps en temps et l’amoureux attentif se fera un plaisir de se transformer en sauveteur du SAMU ! Être aux petits soins pour sa belle est aussi un acte érotique puisque le don de soi développe la complicité et donc l’attirance.

Mais attention, je parle d’acte érotique et pas d’acte héroïque ! Certaines femmes sont passées maîtres dans l’art de se plaindre pour mener par le bout du nez leur compagnon trop gentil… Ne confondons pas l’amour avec le sacrifice. Mais sans tomber dans une telle extrême, beaucoup de femmes invoquent la migraine simplement pour éviter de « passer à la casserole. » Où est donc l’exaltation des amants ?

Les bienfaits de l’ocytocine

Bonne nouvelle : le toucher, les caresses, les baisers et l’action de faire l’amour ont plutôt tendance à faire passer le mal de tête. L’ocytocine, libérée dans le sang lors des rapports charnels, est une hormone qui détend le corps, ralentit le rythme cardiaque et stimule le système immunitaire. En bref, le rapport amoureux est bon pour la santé.

Mais cet argument ne suffira peut-être pas à la convaincre. Si la communication n’est plus satisfaisante, que le désir n’est plus au rendez-vous, si la dame, même inconsciemment, rejette son compagnon, il est temps de s’occuper de l’intimité qui lie les partenaires.

Monsieur, peut-être devrez-vous reconquérir une complicité perdue en cours de route. Ce défi requière un peu de subtilité. Si madame évite le rapport charnel, ce n’est pas le moment de la prendre à la hussarde ! Optez plutôt pour une approche tendre et attentive propice à une mise en confiance. Un massage relaxant est ici tout indiqué. La tendresse et le toucher activent déjà l’ocytocine et restaurent le bien-être. Laissez de côté pour l’instant votre désir sexuel. N’y pensez même pas ! Occupez-vous seulement d’accueillir votre compagne telle qu’elle est, avec ses maux et ses états d’âme. Massez-la longuement pour activer les hormones et partager cette énergie d’amour qui vous lie. En la touchant, pensez aux bons moments que vous avec vécu ensemble par le passé. Faites-lui des compliments. Parcourez tout son corps en évitant toutefois les seins et l’entrejambe. Restez dans la relaxation et évitez l’excitation.

Ensuite, embrassez-la sur le front et laissez-la tranquille. Si vous avez été suffisamment tendre et attentionné, c’est elle qui viendra vous chercher. Les femmes sont très sensible au fait qu’on prenne soin d’elles sans vouloir absolument les sauter. À moins que votre couple soit en perdition, l’ocytocine produite par le contact des peaux rétablira rapidement le désir. C’est l’hormone du bonheur et la meilleure alliée du couple. Utilisez le massage, usez de caresses et de baisers et vous verrez refleurir l’érotisme dans votre couple… et les migraines s’envoler !

L’e-book du mois : « Être amoureux »

Voici le troisième volume de la Collection erotic-attitude.

« Être amoureux » aborde ce qu’il se passe en nous (et entre nous) dans les débuts d’une histoire. La fraîcheur d’une rencontre nous fait souvent perdre nos moyens en nous propulsant sur un petit nuage. Les romantiques parlent de magie là où les scientifiques ne voient que des hormones.

CupidonÊtre amoureux, c’est quoi, ça sert à quoi et ça nous mène où ? On se sent parfois démuni face à ces questions. Cupidon décoche ses flèches et les endorphines envahissent notre métabolisme. Sans doute faut-il considérer les deux réalités puisque le cœur et le cerveau se lient d’un même élan pour nous porter à aimer.

Pourtant, nos amours sont souvent parasitées par nos craintes, nos à-priori et nos attentes. Peut-on profiter de l’état euphorique provoqué par les hormones tout en restant lucide face à l’inconnu ? Si le fait de succomber à ses hormones peut faire peur, savoir les utiliser s’avère précieux pour celles et ceux qui désirent prendre soin de leur relation.

L’ocytocine, produite par les baisers, les caresses et toutes les manifestations de tendresse, ouvre une voie royale vers la relation heureuse. La joie et le plaisir permettent alors de prendre la responsabilité d’une rencontre qui nous emporte.

Dans le livre « Être amoureux » vous trouverez quelques clés pour savoir ce que vous voulez vraiment et pour mesurer à quel point vous êtes épris de l’autre. Ce guide vous aidera à construire le bonheur que vous vous souhaitez, ou tout au moins à vous y préparer.

De manière simple et claire, mes guides pratiques ont pour objectif de vous offrir un éclairage différent sur la relation et de vous fournir quelques voies d’épanouissement.

Pour obtenir cet ouvrage, rendez-vous sur la page Livres. Une surprise vous y attend, toute gratuite, rien que pour vous !

N’attendez pas le bonheur… Créez-le !

Pourquoi les mecs en chaussettes sont-ils moins sexy que les filles en bas ?

Quand on voit un mec en calbar et chaussettes, il apparaît clairement que ces dernières sont de trop, à moins qu’on veuille mettre à l’épreuve l’amour de la belle. Si l’objectif est érotique, il vaut mieux virer au plus vite ces étoffes pédestres qui ne siéent pas vraiment à la virilité.

C’est un fait avoué qui semble relever de la morphologie… mais peut-être aussi de l’identité masculine. Les jambes puissantes des hommes sont un symbole de leur force et de leur stabilité. Avec d’autres attributs physiques, comme les épaules larges ou les abdominaux fermes, elles évoquent une puissance virile, une personnalité massive et indestructible. C’est cela qui est perçu comme sexy.

Sexy boy

la jarretelle au masculin
la jarretelle au masculin

Le corps massif des hommes nécessite visuellement une base solide que la chaussette n’évoque pas. L’harnachement par le fixe-chaussette, en vogue au début du 20e siècle, avait l’avantage de mettre en valeur le mollet et d’éviter la trace de l’élastique que laisse aux chevilles le lycra moderne. Aujourd’hui, une chaussette de qualité devrait tenir toute seule sans imprimer le motif de sa bordure dans la chair. Mais bien peu y prennent garde, ni moi non plus d’ailleurs jusqu’à ce jour, ce qui m’apparaît comme une faute de goût à l’heure où j’écris ces lignes.

Bref, la chaussette de ville n’est pas le must de l’érotisme et termine bien maladroitement une jambe robuste. Certains la classent dans la liste des tue-l’amour ou du moins dans les « flingue-virilité ». Le pied ainsi emballé est comme amputé et le corps n’est plus aussi solidement rattaché à la terre. C’est comme s’il perdait ses fondations. On préfère voir le pied nu qui assure une assise inébranlable à tous les mouvements (et évite aussi la glissade!) Si vous êtes frileux et glacé des petons, optez plutôt pour les chaussons de laine épaisse façon Viking qui, faute d’être à la mode, donneront au moins l’impression d’un corps bien ancré.

Ce qui est sexy chez un homme, c’est l’harmonieuse puissance de sa virilité. Au moment de vous déshabiller, virez donc les chaussettes AVANT le pantalon pour offrir la meilleure image de vous-même à celle qui vous désire.

Sexy girl

sexy en chaussettes
sexy en chaussettes
Annette Petavy Design

La question est toute différente chez les femmes. Ce qui les rend sexy n’est pas leur puissance (bien qu’elles en aient une à un autre niveau), mais leur fragilité, leur raffinement. C’est le complément à la force masculine. Même si une femme n’est pas un top modèle, ses courbes sont douces et fluides. De bêtes chaussettes ne parviennent pas à la ridiculiser. Qui plus est : si le fuselage longiligne de ses jambes est rehaussé par des bas, elle paraîtra encore plus délicate, évanescente et insaisissable. C’est là tout ce qu’il faut pour échauffer les sens de son compagnon, puissant et protecteur.

Sexy attitude

Mais finalement, ce n’est pas qu’une question de chaussettes et de bas. Une femme ne sera belle que si elle a conscience de sa féminité. Peu importe le raffinement de sa lingerie : si elle marche comme une camionneuse elle fera un effet bœuf. De même, l’homme ne sera sexy que s’il assume la puissance de sa virilité. Certains le font comme des princes, d’autres comme des vachers. Je vous laisse le choix du style, mais puissance virile ne veut pas dire pouvoir d’oppression. Il s’agit seulement de reconnaître qui on est et d’être capable de l’assumer.

Être sexy est une question d’attitude plus que d’esthétique et cela tient dans la posture, le regard, les mouvements du corps. Alors en chaussettes ou non, avec ou sans bas, sachons adopter l’attitude qui magnifie notre genre et notre désir, pour notre plus grand plaisir d’aimer.

Comment profiter de la libido estivale ?

Libido estivale

Avec la vague de chaleur (enfin presque !) et les perspectives de vacances, la libido trace ses sommets sur le graphique annuel. Les jupes des filles se raccourcissent et les poitrines pigeonnent, les chemises des garçons s’ouvrent plus bas sur le torse, libérant l’accès à la caresse d’un courant d’air ou à celle d’un regard pétillant.

Heureux à deux
Photo : Gareth Williams

Qu’allons-nous faire de notre été ? Amoureusement, je veux dire. On n’est pas tous égaux face au destin et il va falloir composer avec sa situation, selon qu’on soit seul, en couple ou en famille.

Le couple parental

Si notre partenaire est le père ou la mère de nos enfants et que les vacances sont prévues avec toute la marmaille, notre été ne sera pas de tout repos, c’est bien clair !

Quand les marmots ne sont pas à l’école, c’est un surcroît de boulot pour les parents et pas forcément le meilleur moment pour se retrouver en amoureux.

Ceci dit, c’est aussi une opportunité pour transmettre à nos petits l’image d’un couple heureux. En fait, ils adorent voir leurs parents s’aimer et se désirer dans une tendre complicité. Cela les sécurise et leur permet de projeter leur propre image du bonheur.

On peut donc manifester ses désirs et ses attirances devant ses enfants, ils seront ravis. Évidemment, on ne va pas faire l’amour devant eux et on devra un peu se retenir jusqu’à ce qu’ils soient tous endormis. Là, il se peut que la mission parentale nous ait trop épuisé pour trouver l’énergie de faire des folies de nos corps (quoique!)

Mais si la journée a été ponctuée de sourires entendus, d’œillades et de caresses dérobées, nul doute que les retrouvailles seront chaudes.

Si ce scénario vous paraît peu vraisemblable, il est possible que votre passion se soit un peu émoussée. Confiez vos marmots à la grand-mère ou placez-les en camp de vacances pour pouvoir partir à deux, vous en avez peut-être grand besoin !

Se retrouver en amoureux peut faire peur quand on se connaît trop bien. On ne peut plus compter sur l’effet de surprise et on doit faire preuve de plus de créativité.

Partez en découverte de lieux et d’expériences que nous ne connaissez pas. Allez à Tombouctou, faites du cheval ou de la plongée, goûtez des mets inconnus, cela vous donnera des occasions de vous surprendre l’un l’autre et de vous émerveiller ensemble.

La libido n’en attend pas plus pour se réveiller et vous emporter dans son tourbillon de plaisirs. En bref, créez les circonstances pour vous découvrir sous un nouveau jour et voyez comme votre créativité vous offre un espace de découvertes illimité. Le temps des vacances, vous voilà comme de jeunes amoureux passionné.

Le couple d’amoureux

En été, le couple est animé d’une énergie propice à une spontanéité qui lui fait parfois défaut. Osez donc les caresses et les mots qui vous viennent à l’esprit pour nourrir l’intimité qui vous lie.

Faites l’amour aussi souvent que possible, en longues étreintes nocturnes ou en petits coups rapides à toute heure. Et pas toujours dans un lit ! Tous les endroits s’y prêtent, l’essentiel étant de rester discret, surtout si vous faites galipettes dans le parking du Super U.

L’énergie des amants est ce qui soude le couple. Les frasques osées à deux constituent le fond de souvenirs dans lequel chacun pourra puiser pour se sentir en lien durant les périodes plus calmes, voire plus difficiles. Alors n’hésitons pas, baisons avec tendresse et passion, avec audace et folie.

Les célibataires

Pour celles et ceux qui abordent l’été seul, j’ai une bonne nouvelle : c’est la voie royale de la liberté. Le tout est de ne pas rester à se morfondre chez soi et de laisser tomber l’idée de la rencontre parfaite.

Si le grand amour doit venir un jour frapper à notre porte, c’est à coup sûr sans crier gare qu’il se pointera. Donc ne nous prenons pas la tête avec ça.

En attendant, profitons de la vie et de notre liberté pour faire des expériences plaisantes et enrichissantes. Sait-on jamais sur quoi cela peut déboucher ?

Profitons des nombreux festivals et autres manifestations que nous offre la belle saison. Allons sur les terrasses, même tout seul. Soyons ouvert, aimable et souriant. Et si cela vous fait peur, rappelez-vous qu’il n’y a que le premier pas qui coûte. Avec le soleil, la plupart des gens sont détendu, accueillant et prêt à la rencontre.

En particulier lors de vacances loin de chez soi, la situation est propice aux rencontres légères et aux amours de vacances. Quoi de plus charmant que de se laisser emporter dans une aventure sans lendemain avec légèreté ?

On peut ainsi vivre l’instant présent en appréciant les avantages de l’indépendance tout en valorisant son potentiel de séduction. Ça fait du bien et ça renforce la confiance en soi, ce qui peut toujours servir…

Avec la libido estivale, on fait le plein de découvertes, de tendresse et de plaisir partagé pour repartir avec un cœur dilaté et un désir tout neuf. De quoi faire durer l’été toute l’année… Bonnes vacances amoureuses !

N’attendez pas le bonheur, créez-le !

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Érotisme éthique

Parler d’amour est une chose, parler de sexualité en est une autre. C’est pourquoi réunir les deux sujets dans le même discours peut paraître incongru et chacun pourra mesurer en cela combien il est soumis à ses propres conditionnements. Cette observation vaut déjà le déplacement rien qu’à elle seule.

Tendre étreinte

Conscience et sexualité

Sommes-nous prêt à relever le défi d’une conscience amoureuse libérée ? Dans notre société, la conscience de l’être est souvent séparée de sa part sexuée. Nous continuons à séparer l’âme du corps, la part spirituelle de la part charnelle.

Cette scission amène chacun à culpabiliser à propos de ses pulsions ou à rejeter sa part divine. Comme s’il fallait choisir un camp, choisir entre deux voies dont une serait bonne et lumineuse alors que l’autre serait mauvaise et sombre. Choisir entre l’ange et le démon…

Voilà une programmation culturelle qui place la plupart d’entre nous dans l’inconfort d’une profonde ambiguïté et certains carrément dans le désarroi. Mais l’humain n’est-il pas celui qui réunit les paradoxes ? L’explorateur d’extrêmes capable de rallier les opposés ?

Entre désir et retenue, on fait son chemin vers l’intime de soi en nourrissant secrètement sa quête avec les rencontres que le destin nous accorde. Ainsi l’expérience amoureuse est laissée à la solitude de chacun, jusqu’à réaliser la synthèse entre spiritualité et sensualité. Alors l’amoureux peut enfin se révéler à l’autre dans son entier en témoignant d’une autonomie affective et d’une intégrité amoureuse hors du commun.

Aimer au-delà de soi

Aimer est une énergie qui sort de soi. Cela n’a rien à voir avec quelque chose que l’on reçoit ! C’est ce rayonnement que nous pouvons observer quand nous portons nos désirs sur la personne qui nous inspire.

Quand je te dis « je t’aime », je dis que tu m’inspires à aimer, à libérer le flux de cette énergie fondamentale qui m’anime et que cela me rend plus conscient d’être vivant. Et quand tu me dis « je t’aime », je suis honoré de t’inspirer et je suis heureux pour toi. Parce que je sais que quand tu aimes, tu jouis de ton énergie profonde en la laissant déborder et rayonner autour de toi.

Érotisme éthique

Il y a de quoi se réjouir d’un tel érotisme éthique. L’âme et le corps s’y révèlent sans condition ni limite, à travers leurs explorations spirituelles et sensuelles. C’est l’éveil de l’âme et l’épanouissement de la sexualité au service de l’échange avec l’autre et de l’union à l’univers.

Je sais, dit de cette manière, ça fait un peu prise de tête. Mais nous pouvons aussi observer et analyser plus simplement le phénomène amoureux en tant qu’expérience humaine. Une expérience révélatrice de ce que nous sommes vraiment :

une énergie isolée, enfermée dans son incarnation et que l’amour et le sexe animent et libèrent, la faisant rayonner dans un frisson.

Chacun, à un moment ou à un autre, se pose des questions sur l’amour, le sexe et le sens de tout cela. Devant la difficulté à trouver des réponses cohérentes, je vois deux choix possibles : baisser les bras en décrétant l’impossibilité d’une conscience heureuse, ou poursuivre la recherche en appréciant la possibilité d’un érotisme éthique.